Les tribus arabes de l’Algerie (VI-V siècle de l’higire ) – القبائل العربية في الجزائر – قرن 6 و 7 الهجري

Les tribus arabes de l’Algerie (VI-V siècle de l’higire ) sont divisées en un plus ou moins grand nombre de fractions, selon leur importance. De même que la tribu est un élément politique et administratif dans le gouvernement, de même le douar est l’élément de famille dans la tribu.

Image Tout chef de famille propriétaire de terres ,réunit autour de sa tente,celles de ses enfants,de ses proches parents,ou alliés forme ainsi un Douar.ce chef est appelé Cheikh et son Douar porte son nom (exp Douar ouled Brahim). le Cheikh a une autorité indépendante de toute délégation exterieur et représente son Douar dans sa tribu.

Le peuple Arabe a 3 sortes de noblesse 1-noblesse d’origine: Cherifالشريف 2-noblesse militaire : Djaoued الجواد 3-noblesse religieuse : Marabout المرابط -Les cherifs ou chourfa: tout musulman descendant du couple Fatima Zohra et Ali Ibnou Abi Taleb (رضى الله عنهم) -Les djaoueds :à l’origines ce terme avait été utilisé pour désigné les descendants de la tribu “Koraich” dont notre Prophète(صلى الله عليه و سلم )et sa famille faisaient partie, cependant les Djaoueds constituent l’élément militaire dans chaque tribu qui mènent les autres arabes au combat. -Le marabout :est l’homme de culte , souvent (pas tout le temps ) d’origine noble (Cherif ) , qui possède la science réligieuse tirée du coran et du sunna sa parole est considérée et son influence est forte ,regle les discussions privées et les questions d’un intéret général.

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selon l’archive français , Les tribus arabes les plus importantes de l’Algérie avant la colonisation étaient :

Pour la province de Constantine, dans le Tell : Les Achèches comprennent : les Ouled Djamaâ, les Ouled Ahmed et les Ferdjanes auxquels se sont ajoutés les Rebaïa et les Guéttatias qui ne sont pas d’origine Soleim mais qui, comme eux, sont venus de la Tripolitaine. Les Messaabas comprennent les Chebabtas ou Daharas et les Azezlas auxquels se sont joints les Chaâmbas, les Ouled Amrane et les Ouled Ghédeîr.,se sont des tribus qahtanite yemenites qui sont venu avec Okba ibn Nafi,  les Henancha ( une tribu issue de banou Al-thbej ), les tribus de Bone , les Nememcha( ceux derniers sont plutôt une alliance tribale arabo-berbere ) , les Haracta ( issue de banou riah ) , Beni maafa ,  les Oulad-Si-Yahia-ben-Taleb, les ouled sidi aibid , les Sellaoua (sawla ) ,les ouled sbae ,  les Segnia, les Telaghma, les Oulad-abdel-Nour, les Eulma, les Ameur-gharaba, les Oulad-Sellemen, les Oulad-Sultan, les Oulad-ali-ben-Sabor  les ouled sahnon ; dans le Sahara : les Oulad-Nail-Cheraga, les Rahman,   les Oulad-Zekri,  les akhder(khodran) , les tribus de ziban ( dont les Oulad Zian , les Sahari Les amours … ) , les Oulad-Moulat, les Oulad-Sayeh. les ouled said , msaaba , tribus de oued souf ( Troud et oudouan )   …Etc.

Encore province de Constantine dans le tell : LES TAABNA, LES MEDJAJA, LES RADJETAS, LES ARB-SKIKDA,OULAD MOUSSA dont LES ZERDAZA, OULAD ATTIA CHORFAS, OULAD AL HADJ,  LES BENI-OUELBAN les DRID OULAD DERRADJ toutes liées Aux Banou Riah ibn abi Rabîa ibn Nahik ibn Hilal dont la plus puissante Tribu ( Dhaouaouda ) qui avait une Imarate (Provence ) dans l’Est algérien ce qui prouve  son importance. sans oublier les autres tribus Riahites  : Ouled el Khadhar, Ouled Said, Ouled Meslem, Béni Merdes, Beni Amer … etc. leur territoire s’étalait du Djérid (Tunisie) jusqu’au Sud et Nord Constantinois jusqu’aux environs de Béjai  (Algérie) .

– Les Ziban : les Ouled Ben Gana, les Ouled Ben Saïd, les Debbaâh. – Les Ferdjioua : les Ouled Ben Achour. – La Médjana : les Ouled Khelouf, les Ouled Ben Gherman, les Ouled Ben Guendouz, les Ouled Mokran. – Les Zouagha : les Ouled Ben Azzedine et les Ouled Ben Cheikh.

l’historien français  E. CARETTE , il confirme que  :

” les Hanencha(souk Ahrass ) , établis au XVIe siècle et antérieurement sur la limite des provinces de Tunis et de Constantine, appartenant au groupe des Beni-Helâl  .” ( issue des tribus  Banou Athbej )

“Les Muslim, placés par Marmol dans les déserts de Msila, et que je crois être les Beni-Msellem établis dans la partie supérieure de la plaine de H’odna (groupe des Beni-Helâl) .”

Pour la province d’Alger, dans le Tell : les khachna ( boumerdes – alger ) , les barez – les ghreab – les Attafs(ain defla ), les Oulad Kséir, les Oulad-Khouïdem ,  les Beni Djaad –  les Arib(bouira-aindefla), Les sbeah – Mjaja – ouled fares – Hmeis – beni rached (chlef ) ,  les Beni-Sliman , beni jaouab (media ) , les Beni-Khelifa, , les Beni-Moussa(alger, blida ) , les Beni-Hassen, les Oulad-Mokhtar, les hajout , les tribus du Titri ; dans le Sahara : les Zenakhra, les Oulad-Chaïb ouled bouaich , les Rahman, les Oulad Nail-Rharaba, les Amour Larbaa , les Ghazlia , chaamba mdabih …etc

Pour la province d’Oran, dans le Tell : 1- la plus grande tribu de l’ouest algérien est celle de Beni Ameur , ils étaient sous le Commandement de Mohammed ould Tamy, Aga des Beni Ameur. NOMS DES PRINCIPALES TRIBUS Beni Amer : Oulad Zair Oulad Khalfa Oulad Ali Oulad Sidi Abdli Oulad Sidi Brahim Oulad Sidi Ghanem Oulad Abdelah Oulad Sidi Ahmed ben Youcef Al Aadjezz Nemaicha Oulad Sleiman Oulad Mimoun Oulad Sidi Ben youb Oulad Sidi Maàchou Guetarnia Zaouïa ntaa Abdel Kader Ben Zian Oulad Gebarras Oulad Sidi Masaoud Oulad Sidi Khaled Beni Mettar Oulad belagh … etc ,  2- les tribus sœurs de benou Ameurs = les Douairs et zmala et abid  à Oran, les tribus d’el Yakoubia (saida) ) = les beni yacoob ghraba appelés = les Djaafra , 3-les tribus de banou souid = les Flita –  mhal (relizane ),mdjaher à mostaganem ,  les Hachem, les Sdama,les Akerma  , les tribus de benou maquil de tlemcen = ouled nhar – les  Anged – les Ghozel  ; dans le Sahara : doui mni3 ET  ouled DJRIR à bechar ,  les tribus Amours du djebel-Amour, les Harar ( de banou maquil ) , et les Tribus de  Hamiyane ( Trafi – chafaa ), la tribu de Khelafa,Les Béni Lanser,Echlag,El Haouareth,Lahrar,Ouled Chérif,Halouia,El kraich  ouled massoud à tiaret , les ouled sidi cheikh ( El-Bayed ) etc….

 Les principales tribus Arabes de l’Algérie La plupart des tribus figurant sur cette carte se composent d’un grand nombre de branches. Les Bani Amer par exemple compté plus de 85 branches.


Les principales tribus Arabes de l’Algérie
La plupart des tribus figurant sur cette carte se composent d’un grand nombre de branches. Les Bani Amer par exemple compté plus de 85 branches.

pour ce qui concerne le nombre d’individus de la deuxième migration des tribus arabes vers l’Algérie , ( celle de 1048 )

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– l’historien espagnol  Marmol a évalué à plus d’un million le nombre d’individus de tout sexe et de tout âge que le premier flot versa en Afrique, et à cinquante mille le nombre des combattants.
– l’historien Algérien El-sheikh Moubarak El Mili a dit : plus d’un million
– El Kaïrawani à plus d’un million
– Léon l’Africain à plus d’un million
– Les deux chercheurs Thahir et Ouisse à plus d’un million
– George Marçais à moins d’un million nombre de bano hilal_n

La première phase d’invasion des Tribus Hillaliennes et tribus Sulaymites et leurs Tribus  alliées ( de Djochm ,khalt,  Troud , Adouane , Sofien , Maquil …ect)  1055 1056, même si le nom de cette migration a été attaché aux tribus Hillaliennes cependant cette migration contiendra  plusieurs tribus diverses , toutes participèrent a cette migration massive /// L’arbre généalogique des tribus arabes des Banu Sulaym et Banu Hilal ( descandantes de Qais Ailan de Adnan, LIGNAGE du prophète Ismael ben Ibrahim que la paix soit sur eux )
Al-Mustansir Billah ( le khalif fatimide) envoya son vizir auprès des Tribus Hilaliens et leurs tribus alliées , qui commença par faire des dons peu considérables aux chefs, une fourrure et une pièce d’or à chaque individu, ensuite il les autorisa à passer le Nil en leur adressant ces paroles :« Je vous fais cadeau du Maghreb et du royaume d El Moëzz Ibn Badîs le sanhadjite esclave qui s’est soustrait à l’autorité de son maître, ainsi dorénavant vous ne serez plus dans le besoin »
« قد أعطيتكم المغرب ، و ملك المعز بن بلكين الصنهاجي العبد الآبق فلا تفقرون »
Il écrivit alors au gouvernement du Maghreb une lettre ainsi conçue « Nous vous envoyons des coursiers rapides et des hommes intrépides pour accomplir telle chose Que le destin décide »
« أما بعد فقد أنفذنا إليكم خيولاً فحولاً ، و أرسلنا عليها رجالاً كهولاً ليقضي الله أمراً مفعولا »

Les historiens décrivent les Hilaliens ainsi :

“Un baudrier en bandoulière supportant un sabre droit; au flanc, une lance de bambou, tenue à la main ou placée sous le jarret replié au dessus de l’encolure du chameau; javelots et flèches; un arc passé sur l’omoplate; bouclier rond, manié du bras gauche. Bien que les casques et les cuirasses fussent utilisés en Arabie, les Hilaliens n’en avaient pas besoin à leur entrée en Ifrikia. Les premières cuirasses leur seront fournies par leurs victoires sur El Moïzz.

Manteau rayé, ouvert par devant avec des trous pour les bras. Turban avec un pan descendant sur les épaules. Pour quelques-uns, torse couvert par une cotte de mailles. Ces cottes de mailles étaient transmises comme un héritage précieux dans les familles des cheikhs. Les plus appréciées étaient celles qui retombaient en longue basques, autour des reins et dont on attribuait l’invention au Roi David.”

Les Hilaliens étaient donc par essence des guerriers bédouins , pour la plupart montés sur chevaux mais avec aussi des troupes à pied, Ils avaient beaucoup de chameaux mais ils étaient accompagnés d’autres arabes (issue des armées omeyyades et abbassides des conquêtes) de Tripolitaine. De plus, les chevaux étaient la monture des nobles et de nombreux nomades servaient dans l’armée Fatimide.


image : guerriers du type banu hilal
Sources :- Histoire d’Oran (Général L. DIDIER, Libairie L. PETIT, ORAN, 1931)

image : guerriers bédouins du type banu hilal

image : guerriers bédouins du type banu hilal

l’emir Dîab Ibn Ghanem al-Hilali ( chef des Tribus de Zoghba )  vs  l’emir de l’ifrikiya Al-Muizz ben Badis as-Sanhaji

Quand Al-Mustansir Billah envoya les Tribus Hilelleliennes  en Ifriqya il investit leurs chefs du commandement des villes et des forteresses de ce pays ainsi que de l’administration des provinces qu’ils allaient conquérir. Ce fut alors qu’il nomma Mounès Ibn Yahya el Mirdassi (l’émir des mirdass ) gouverneur de Kairouan et de Bèja, ‘Hacen lbn Serhan ‘ ( l’émir des Athbej ) gouverneur de Constantine et rendit les  Zoghba maîtres de Tripoli et de Gabès. Ces Arabes, ayant enlevé au sanhadja toutes ses villes, établirent leur autorité sur les lieux que le khalife leur avait assignés et firent subir sans relâche à leurs nouveaux sujets toute espèce de vexations et de tyrannie…
banou hillal bano soleim  ,
1) Siège de Kairouan 2) Attaques contre Mahdia 3) Attaques contre Tunis  4) Prise de Beja 5) Capitulation de ANNABA !
et les premières expéditions Hilaliennes contre les Zenâtas et les Maghraoua vers Sedrata Tbessa et les Aurès (les Riah, les Zoghba, ainsi des autres tribus alliées : Makil, Djochem, Kholtet et sufyan , Troud, Adouane…ect ) et en rouge les Sulaym et leurs approche.

— Histoire Invasions des tribus des Sulaym et Hilal 1055-56 —

Ces tribus ont pénétré l’algérie en empruntant trois voies différentes :

-1/ le littoral : régions de la Calle, Annaba, Collo-Skikda, Constantine, jusqu’aux monts des Babor

-2/ les plateaux situés entre les monts des Atlas tellien et saharien

-3/ le Sahara : versant Sud des Aurès, région du Zab (ou Ziban) jusqu’au Mzab à l’époque des Mouahiddine

Puis, au fil des alliances et des guerres avec les états locaux, les Hilaliens occupèrent plus de terres et gagnèrent plus de pouvoir.

Quand ces tribus de Hilal eurent vaincu les Sanhadja, leur voisine les Zenata s’apprêta à leur faire une vigoureuse résistance. Les nomades Zenata, peuple que ses habitudes nomades avaient rendu très belliqueux, se mirent en marche de l’Ifriqya et du Maghreb central pour repousser les Arabes. Le prince de la famille Khazer qui régnait à Tlemcen fit partir son général Abou Soda el Ifreni chargé de combattre les Banou Hilal, Abou Soda leur livra plusieurs batailles mais il perdit enfin la vie dans la province du Zab. Les tribus des Banou Hilal se rendirent alors maîtresses de tout le pays ouvert. Les Zenata ne purent plus leur résister ni dans l’Ifriqya ni dans le Zab et dorénavant le Mont Rached (le Djebel Amour) et le pays du Mozab dans le Maghreb central formèrent la ligne de séparation entre les deux peuples. — Ibn Khaldoun, Les prolégomènes —

on lit aussi dans :Exposé de la situation générale des territoires du sud de l’Algérie.

          “”Dans quelle mesure les nouveaux arrivants absorbèrent-ils les occupants et les Arabes Hilaliens se mélangèrent-ils aux Berbères Zénètes ?

 

Sans que de bien grandes précisions soient possibles, on note que, sous le flot hilalien, la langue berbère disparaît, non seulement comme langue, mais comme dialecte familial ; que l’ancienne Zénétie devient tout entière, sauf en quelques enclaves, arabophone ; que libadisme s’efface sans laisser de traces, hormis au Mzab, dont l’histoire est particulière, et qu’aujourd’hui encore, c’est parmi les tribus dont la filiation jusqu’aux Béni Hilal et aux Béni Soléim est la plus sûre que le type arabe du Yémen se retrouve le mieux : « Figure longue et régulièrement ovale, nez long, mince et aquilin, lèvres fines, belles dents, yeux grands, fonces et brillants, sourcils peu fournis, d’une courbe régulière, d’un noir de jais, comme la barbe également peu fournie, teint mat». Ces indications sont concordantes. Ce qui fut la Gétulie, puis la Zénétie, est bien près de mériter le terme de pays Hilalien.”””


L’Arabisation du Maghreb revient donc principalement  à ces Tribus ,Le Comité Scientifique Français ( constitué de plusieurs historiens ) , l’a confirmé dans son rapport donné au ministre français de la guerre, en disant :

En 1048, trois grandes Tribus arabes se mirent en marche au nombre d’un million de personnes, qui fournissaient cinquante mille combattants, l’Ifriquia ou, comme on disait alors, la verte, devint bientôt l’Eldorado de tous les Arabes d’Égypte… Ce nouveau mouvement des Arabes à travers l’Afrique du nord eut une influence décisive sur la destinée de cette contrée. Ce fut lui qui véritablement implanta les tribus arabes en Afrique, en y jetant non plus des corps d’armées, mais des flots de population. Il se propagea avec lenteur, mais il ne recula jamais. De siècle en siècle, il est facile de suivre et de constater les progrès de cette inondation, QUI RENVERSE TOUT , QUI CHANGE TOUT ,QUI ARABISE TOUT.

Or dans :Le Tourneau Roger. Ibn Khaldun, laudateur et contempteur des Arabes. In: Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, N°2, 1966. pp. 155-168.

On lit :

“De l’Ifriqiya, les Arabes se répandirent sur les hautes plaines du Constantinois où ils étouffèrent peu à peu la Qal’a des Banu Hammad, comme ils avaient fait de Kairouan quelques dizaines d’années auparavant (1090). De là, ils gagnèrent peu à peu les hautes plaines algéroises et oranaises; certains furent emmenés de force par les Almohades dans la seconde moitié du xii* siècle.

On peut dire qu’au XIII siècle, il y en avait dans toute l’Afrique du Nord, à l’exception des principaux massifs montagneux et de certaines régions littorales demeurées entièrement berbères.

(….) il ne faut pas oublier que l’infiltration arabe au Maghreb dura jusqu’au xive siècle. Quand Ibn Khaldun vint au monde, le courant venait à peine de s’arrêter.

Un tel apport ne pouvait manquer d’entraîner bien des conséquences démographiques d’abord, car les Arabes s’unirent assez vite aux populations berbères par les liens du sang pour donner naissance à la population arabo-berbère, maintenant dominante au Maghreb.

Conséquences linguistiques, car ces Bédouins répandirent la langue arabe, plus exactement : leurs dialectes arabes, beaucoup plus largement qu’auparavant : peu à peu les arabophones devinrent la majorité, au moins en Tunisie et en Algérie, les régions montagneuses et les îles comme Djerba étant toujours peulées de berbérophone “

En 1067, époque où le géographe Bekri terminait son ouvrage, les Arabes occupaient l’oasis de Ouâdân au sud de Tripoli(1) et la côte de Lebda(2), ainsi que le constate cet écrivain. Vers la même époque, ils combattaient dans les troupes de l’émir Temîm-ben-el-Moezz contre le gouverneur de Sfax qui s’était révolté ; ils étaient en possession de Kaïrouân, qu’ils vendaient à un autre gouverneur rebelle, et celui-ci en était chassé à son tour par de nouveaux Arabes venus de Barka(3). Ces indications, bien que partielles, donnent à penser que vers l’année 1067, c’est-à-dire environ vingt ans après le commencement de l’irruption, ils avaient déjà envahi une grande partie des régences actuelles de Tripoli et de Tunis.Selon l’Édrici, vers l’année 1160, dans la régence de Tripoli, les tribus Arabes occupaient presque toute la cote : les territoires de Telmîta(4) ou de la Cyrénaïque, de Sort(5), de Tripoli(6), de Lebda(7), étaient en leur pouvoir.
Dans quelques parties du rivage, la race berbère avait entièrement disparu.
Dans l’intérieur, la plaine de Barka était peuplée de villages arabes(8). Les solitudes d’Adjedabîa étaient parcourues par un grand nombre d’Arabes et de Berbers(9). Le désert et l’oasis de Zouîla(10) étaient habités par des Arabes. Au reste, tout l’intérieur du pays de Tripoli, le désert de Barka et les oasis d’Audjila, d’Adjedabia et de Zouîla leur obéissaient.Dans la régence de Tunis, ils occupaient presque toutes les plaines. Quelques montagnes et particulièrement le Djebel-Ouslât avaient seuls conservé leur population berbère(11). Sur le territoire d’El-Orbès, les deux races vivaient côte à côte, mais dans un état permanent d’hostilité(12).Dans la province de Constantine, les Arabes étaient beaucoup plus avancés au nord qu’au sud. C’est même par la région septentrionale, par le massif méditerranéen qu’ils avaient pénétré dans cette partie du Maghreb. Ainsi à Mîla, toute la campagne était au pouvoir des Arabes(13). Ils dominaient aussi dans tout, le pays compris entre Kollo et Constantine(14)

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 L’établissement des Arabes dans le sud de la province de Constantine était beaucoup plus récent que dans le nord. Au moment où Édrici écrivait son ouvrage, il y avait peu de temps qu’ils s’étaient emparés de Ngaous, belle ville située au pied du mont Aourès(16), et de Bâcher, place forte de la dépendance de Biskra(17). Ils dirigeaient sur Bar’aï des incursions répétées qui avaient déterminé l’abandon du faubourg par ses habitants(18).
tribus arabes l'est d'Algérie

l’ère des Almohades :

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Au début, certaines  tribus ont résisté à cette nouvelle autorité ( celle des Almohades) , mais après, ces Arabes ont conclu une alliance  forte qui ne dura pas longtemps , car Après la mort d’Abd-el-Moumen, les Arabes se montrent plus entreprenants et plus audacieux. Sous le troisième almohade Ia’k’oub-el-Mans’our, leur attitude devient plus menaçante encore. Déjà ils ont atteint la province de Tlemcen qu’ils agitent. aI’ya’k’oub oblige les uns à s’en retourner dans les provinces de l’est; il emmène les autres dans les provinces de Fès et de Maroc, et leur assigne pour demeure les cantons de Dukkâla, de Tamesna et d’Azgar.

Par suite de cette émigration qui eut lieu vers 1187,  la tête de l’irruption arabe atteignait le rivage de l’Océan et l’extrémité occidentale du Maghreb ; elle avait donc employé un siècle et demi à le traverser de l’est à l’ouest.

Répandus sur la surface du Maghreb, les Arabes allaient désormais intervenir dans tous les événements et y exercer une influence toujours croissante.

ces Tribus arabes ont même participé aux conquêtes des Almohades dans l’andalous islamique ,Vers 1212, Moh’ammeden-Nâc’er, se rendant en Espagne pour y diriger l’expédition contre les chrétiens qui se termina par la célèbre et fatale bataille des plaines de Tolosa (16 juillet 1212), se fait accompagner par les principaux chefs arabes de l’orient et de l’occident du Maghreb.

Après l’ère des Almohades, les choses changera aux faveurs des tribus arabes ,  pour l’ouest algérien , 90% de ses habitants , selon l’archive français ,  sont de sangs arabes , et cela remonte à la fin de la dynastie des Zianides où les tribus arabes se ressentaient à nouveau leur pouvoir , voici  les propos d’ Ibn Khaldon sur le recule de Zenata (vers les montagnes frontalières  de Maroc et les régions côtières )  devant les tribus Arabes Zoghbiennes  ;

En l’an 767 (1365-6), les Hosein (une tribu arabe de Media ) proclamèrent la souveraineté d’Abou-Zian et soutinrent ce prince dans une tentative de révolte contre son cousin, le sultan Abou-Hammou(de tlemcen). Dés-lors, LA PUISSANCE DES ARABES SE FIT SENTIR DE NOUVEAU , et ce peuple commença à envahir les pays occupés par les Zenata. S’étant alors établis dans les parties du Tell ( le nord ouest )  que le gouvernement zenatien ne pouvait plus défendre, ILS ENTÈRENT DANS LE MAGHREB CENTRAL( le centre et l’ouest d’Algérie ) par tous les défilés que l’on avait laissés sans gardes, et s’avancèrent dans l’intérieur de la province, mais graduellement et lentement COMME L’OMBRE QUE PROJETTE LE SOLEIL.

A la suite de cette invasion, les (tribus de) Zoghba obtinrent des territoires considérables; bon gré, mal gré, le sultan ayant du accorder TOUTES leurs demandes. Aux tribus (arabes ) amies il donnait des apanages pour récompenser leurs servis et s’assurer leur attachement; aux tribus (arabes ) ennemies, il en concéda d’autres afin de mètre un terme à leurs brigandages.

De cette manière, les Zenata se virent obligés d’évacuer une grande portion considérable de leur propre territoire et de se retirer dans leurs provinces maritimes, pendant que chaque tribu de ces Arabes obtint sur le Tell, la possession des lieux qui avoisinaient les régions qu’elle fréquentait dans le Désert. Les (Tribus) Beni-Yezîd redevinrent maitres des pays d Hamza et de Beni-Hacen ( l’actualle Buirra et boumerdess ), el ils refusèrent même de payer l’impôt; les Beni-Hosein occupèrent toute la campagne de Médéa; les Attaf, celle de Miliana; les Dïalem, le pays d’Ouzîna, et les (Tribus) Soueid, tout le territoire des Beni-Toudjin, à l’exception du Ouancheriss, ou les difficultés du terrain s’opposaient leur progrès. Une fraction de la tribu de Toudjin restait encor, dans cette localité et reconnaissait pour chefs les enfants d’Omar-Ibn-Othman,  d’EI-Hachem, branche des Beni-Tigherin.  Quant aux(Tribus) Beni-Amer -Ibn-Zohba, ils occupent le pays qui s’tend depuis Teçala et Melèta (sidi belabess et ain temouchent )  jusqu’au Hidour ( à oran ) , et de là, Guedara, montagne qui domine Oran. Le sultan se réserva les villes de ce territoire à l’exception de Kelmitou et de Mazouna, dont il concéda la première à (au chef Arabe )  Abou-Bekr, fils d’Arif, et la seconde à ( son frère ) Mohammed, fils d’Arif. Du reste, son gouvernement abandonna aux Beni-Amer tout le plat pays ( Toute l’Ouranais ), et il s’en fallut de bien peu qu’ils ne s’emparassent aussi des grandes villes. Mais tout commencement est suivi d’une fin, et à chaque chose il y aun terme écrit; ( Ibn Khaldoun )banou hilal

De Lacy O’Leary dans sa pensée arabe et sa place dans l’histoire (Londres:. Kegan, Paul [1922], p 227-8) dit:

Peu à peu, les Arabes étaient répartis sur tout le long de l’Afrique du Nord et vers le bord du désert, leurs tribus en règle a régné et occupé le terrain inférieur, tandis que la population âgée(berberes) avait ses principaux centres dans les régions montagneuses.

selon l’historien espagnole  Marmol, il confirme  :

” Vers la fin du XVIe siècle, le nombre des Arabes répartis sur toute la surface du Maghreb s’élevait à plus de quatre millions.”

القبائل العربية الجزائرية

Tribus Algériennes - القبائل الجزائرية

Les Oulâd-I’ak’oub, portés comme habitant au XVIe siècle la frontière de Numidie, et qui doivent correspondre aux Oulâd-I’ak’oub-ez-Zrâra , tribu de l’Ouad-Mzâb (située aujourd’hui à Laghouat  ).

Les Oulâd-Ta’alba (groupe de Mahquil), habitant au XVIe siècle la Metîdja et le désert de Numidie jusqu’à Tak’demt et que je retrouve disséminés aujourd’hui dans la même contrée. Il existe, en effet, une tribu arabe des Ta’alba dans l’Ouanseris, une autre dans la Kabylie, une troisième dans la tribu des Beni-Bel-H’acen, chez les Beni-Dja’âd. Il est probable qu’elles ont toutes une origine commune. Leur dispersion remonte, sans doute, au temps de Barberousse, qui poursuivit cette tribu d’une haine implacable à cause de sa parenté avec la famille des Beni-Tumi, les cheikhs d’Alger à cette époque. ORIGINE ET MIGRATIONS DES PRINCIPALES TRIBUS DE L’ALGÉRIE PAR E. CARETTE

قبائل جزائرية tribus algériennes  

selon le rapport : Exposé de la situation générale des territoires du sud de l’Algérie.

Parmi les tribus arabes des Hauts Plateaux, le groupement ethnique le plus important est formé par les tribus des Ouled Naïl et des Hamyan qui descendent en ligne directe des Béni Hilal. Elles comprennent les plus authentiques représentants des invasions arabes. Leur arbre généalogique les rattache au tronc commun des Zoghba, une des premières tribus hilalienne. Les Hamyan se divisent en Hamyan proprement dits, en Hamyan Gheraba et Hamyan Cheraga (autrement dit : Trafis). Les Ouled Djerir (de Béchar) sont également des Hamyan détachés du rameau principal à la suite de luttes intestines. Enfin, les Amour ( De laghouat), dont l’origine est plus controversée, paraissent être eux aussi des descendants des Béni Hilal. En donnant sur la carte une seule teinte aux emplacements actuels de ces tribus : Ouled Naïl, Hamyan, Trafis, Amour et Ouled Djerir, on voit apparaître une zone hilalienne qui couvre la région de Djelfa presque tout entière, une large partie des annexes de Géryville( EL-Bayedh), de Méchéria, d’Aïn-Sefra(El-naama) et qui déborde sur le territoire marocain.

Cette zone s’élargit encore si au lieu de considérer seulement les
descendants des Béni Hilal, on y ajoute les tribus qui remontent directement à l’invasion hilalienne, comme les Ouled Sidi Cheikh. La confédération des Ouled Sidi Cheikh s’enorgueillit en effet, de descendre de Bou Beker, beau-père et successeur de Mahomet. Les Bou Bekria, installés d’abord en Egypte, ont suivi les invasions -arabes du XIe siècle. Jusqu’au XIVe, ils sont restés en Tunisie et ont émigré ensuite vers l’Ouest. La puissance de la famille est l’œuvre de Sid Adbelkader qui, sous le nom de Sidi Cheikh, fonda la zaouia d’El-Abiodh et qui mourut en 1630. Enfin, les Doui-Ménia eux-mêmes se rattachent vraisemblablement à l’invasion hilalienne. Ils appartiendraient au groupe des Arabes Makil, compagnons des Béni Hilal. En somme, la partie occidentale des Hauts-Plateaux -et le Sud-Oranais forment un bloc arabe, dont les éléments «ont plus ou moins apparentés les uns aux autres et qui ont gardé de leur origine, historiquement commune, une indéniable unité.”” ( source : Exposé de la situation générale des territoires du sud de l’Algérie.)

 

enfin , dans ORIGINE ET MIGRATIONS DES PRINCIPALES TRIBUS DE L’ALGÉRIE PAR E. CARETTE , on conclut :

” Ce nouveau mouvement des Arabes à travers l’Afrique du nord eut une influence décisive sur la destinée de cette contrée. Ce fut lui qui véritablement implanta les tribus arabes en Afrique, en y jetant non plus des corps d’armées, mais des flots de population. Il se propagea avec lenteur, mais il ne recula jamais. De siècle en siècle, il est facile de suivre et de constater les progrès de cette inondation:

QUI RENVERSE TOUT , QUI CHANGE TOUT ,QUI ARABISE TOUT.

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21 thoughts on “Les tribus arabes de l’Algerie (VI-V siècle de l’higire ) – القبائل العربية في الجزائر – قرن 6 و 7 الهجري

  1. LOCALISATION DE CERNTAINES TRIBUS ARABES EN ALGERIE:

    BENI AMER= ceux de la Région de Sidi Bel Abbes ET Ain temouchent , beni YACOB de Saida , kraich ouled massoud de Tiaret , Les Dhui Mni3 de Bechar …etc
    BENI MENASSER les Environs de Miliana
    TRIBUS ARABES : zmala -DOUAIRS – ABID – BOU’AÏCH , MHAJA (tribus d’Oran – Massif du Maghzen)
    Tribus d’origine yéménite: les Aribs à Bouira et Ain Defla , les Maquil ( ma3geul ) à Metidja , tlemcen , Tessimsilet , boumerdes , media , Tendouf …, et celle de Lakhdar Ben Tobbal dit Si Abdallah – second chef de la Wilaya 2 – (source : Historia magazine n° 206 – 1971 – article de Youssef Zertouti)
    FLITTAS de Ghelizen, Medjaher à mostaganem
    Arabs GHARABA sud-est d’Oran
    AMER Setif , HRAKTA Ain Beida
    OULED MADHI , OULED DERAJ , OULED SAID
    Beni HACHEM ouest de Mascara
    les ouled jrir , habitants de Bechar
    EL OUFFIA est de la plaine de la Mitidja
    OULED NAILS ouest de Biskra ( le centre algérien ), les Sahari de Djelfa , Batna , Bisikra ..
    OULED RIAH nord de la valllée du Cheliff
    Les Anged tell ( leur ville meghnia ) à tlemcen, ils sont une partie des anged de sahara ( sud tlemcenien ) = une tribu de benou mequil .
    OULED SIDI CHEIKH CHERAGA la wilaya de bayed et l’ouest de Djelfa
    OULED KOSSEIR, OULED FARES , HMIS , OULED RACHED , BENI SBEAH …etc (cercle d’orléansville-El Asnam-Es-chlef)
    …etc.

  2. Les Arabes continuèrent leur marche, tandis que les autres venaient à leur rencontre.
    En 1067, époque où le géographe Bekri terminait son ouvrage, les Arabes occupaient l’oasis de Ouâdân au sud de Tripoli(1) et la côte de Lebda(2), ainsi que le constate cet écrivain. Vers la même époque, ils combattaient dans les troupes de l’émir Temîm-ben-el-Moezz contre le gouverneur de Sfax qui s’était révolté ; ils étaient en possession de Kaïrouân, qu’ils vendaient à un autre gouverneur rebelle, et celui-ci en était chassé à son tour par de nouveaux Arabes venus de Barka(3). Ces indications, bien que partielles, donnent à penser que vers l’année 1067, c’est-à-dire environ vingt ans après le commencement de l’irruption, ils avaient déjà envahi une grande partie des régences actuelles de Tripoli et de Tunis.

    Selon l’Édrici, vers l’année 1160, dans la régence de Tripoli, les tribus Arabes occupaient presque toute la cote : les territoires de Telmîta(4) ou de la Cyrénaïque, de Sort(5), de Tripoli(6), de Lebda(7), étaient en leur pouvoir.
    Dans quelques parties du rivage, la race berbère avait entièrement disparu.
    Dans l’intérieur, la plaine de Barka était peuplée de villages arabes(8). Les solitudes d’Adjedabîa étaient parcourues par un grand nombre d’Arabes et de Berbers(
    9). Le désert et l’oasis de Zouîla(10) étaient habités par des Arabes. Au reste, tout l’intérieur du pays de Tripoli, le désert de Barka et les oasis d’Audjila, d’Adjedabia et de Zouîla leur obéissaient.

    Dans la régence de Tunis, ils occupaient presque toutes les plaines. Quelques montagnes et particulièrement le Djebel-Ouslât avaient seuls conservé leur population berbère(11). Sur le territoire d’El-Orbès, les deux races vivaient côte à côte, mais dans un état permanent d’hostilité(12).

    Dans la province de Constantine, les Arabes étaient beaucoup plus avancés au nord qu’au sud. C’est même par la région septentrionale, par le massif méditerranéen
    qu’ils avaient pénétré dans cette partie du Maghreb. Ainsi à Mîla, toute la campagne était au pouvoir des Arabes(13). Ils dominaient aussi dans tout, le pays compris entre Kollo et Constantine(14), et étaient en relations de commerce avec les habitants de cette dernière ville(15). On voit que les Arabes avaient abordé la province de Constantine par le côté le moins accessible ; mais il est extrêmement probable, qu’ils y avaient été bien ccueillis, peut-être même appelés par le reste des Ketâma, dignes de la sympathie des tribus arabes que le khalife du Caire avait lâchées sur le Maghreb.
    L’établissement des Arabes dans le sud de la province de Constantine était beaucoup plus récent que dans le nord. Au moment où Édrici écrivait son ouvrage, il y avait peu de temps qu’ils s’étaient emparés de Ngaous, belle ville située au pied du mont Aourès(16), et de Bâcher, place forte de la dépendance de Biskra(17). Ils dirigeaient sur Bar’aï des incursions répétées qui avaient déterminé l’abandon du faubourg par ses habitants(18).

    A l’époque qui nous occupe, l’irruption arabe atteignait à l’ouest le défilé du Bibân, mais ne le dépassait pas.
    Édrici signale ce passage comme dangereux à cause des fréquentes incursions des Arabes(19). Il mentionne aussi sur la route de Bougie à Kala’at-Benou-H’ammâd, et non loin du Bibân, une ville appelée Souk’-el-Khemis, assez forte pour rendre vains les efforts des Arabes qui voudraient s’en emparer(20), et un château fort appelé Souk’-el-Tneïn, autour duquel rôdent continuellement les Arabes(21).

    Sortie de l’Égypte, en 1048, elle avait atteint, en 1160, le centre de la province de Constantine.

    _______________
    1 Bekri, p. 457.
    2 Id. p. 454.
    3 Kaïrouâni, p. 145.
    4 Édrici, p. 293.
    5 Id. p. 274.
    6 Id p 273.
    7 Id. p. 284.
    8 Id. p. 286.
    9 Id. p. 287.
    10 Id. p. 289.
    11 Édrici, p. 269.
    12 Id. Ibid.
    13 Id. p. 242.
    14 Id. p. 246.
    15 Id. p. 242.
    16 Édrici, p. 242.
    17 Id. p. 247.
    18 Id. p. 252.
    19 Id. p. 239.
    20 Id. p. 240.
    21 Id. ibid.

  3. Après la mort d’Abd-el-Moumen, les Arabes se montrent plus entreprenants et plus audacieux. Sous le troisième almohade Ia’k’oub-el-Mans’our, leur attitude devient plus menaçante encore. Déjà ils ont atteint la province de Tlemcen qu’ils agitent. Ia’k’oub oblige les uns à s’en retourner dans les provinces de l’est; il emmène les autres dans les provinces de Fès et de Maroc, et leur assigne pour demeure les cantons de Dukkâla, de Tamesna et d’Azgar.

    Par suite de cette émigration qui eut lieu vers 1187, la tête de l’irruption arabe atteignait le rivage de l’Océan et l’extrémité occidentale du Maghreb ; elle avait donc employé un siècle et demi à le traverser de l’est à l’ouest.

    Répandus sur la surface du Maghreb, les Arabes allaient désormais intervenir dans tous les événements et y exercer une influence toujours croissante.

    Vers 1212, Moh’ammeden-Nâc’er, se rendant en Espagne pour y diriger l’expédition qui se termina par la célèbre et fatale bataille des plaines de Tolosa (16 juillet 1212), se fait accompagner par les principaux chefs arabes de l’orient et de l’occident du Maghreb.

  4. Vers 1635, Moh’ammed-Pacha utilise les Arabes d’origine noble dans la surveillance du pays et à la rentrée des contributions, et formèrent les postes de police rurale que l’on a appelés zmâla.

    Vers 1640, Moh’ammed-Pacha obtient la soumission de plusieurs tribus arabes puissantes, dont les noms se retrouvent aujourd’hui (1842) dans les provinces de Constantine et d’Alger, les Oulâd-Bellil, les Oulâd-Sooula, les Oulâd-Hamza.
    L’une des principales expéditions de Moh’ammed-Pacha fut dirigée contre la tribu des H’anencha, qui existe aujourd’hui encore sur le territoire qu’elle occupait à cette époque, et qui depuis fut annexé à l’Algérie. Elle fut complètement soumise en 1644.

    En 1676, une guerre civile éclate parmi les Turcs de Tunis entre Moh’ammed-Bey et ‘Ali-Bey. Les principaux cheikhs arabes prennent parti pour ce dernier ; les Oulâd-Saïd sont de ce nombre, et se relèvent par là de l’abaissement où ils étaient tombés ; mais, vers 1679, Mnastir, Tôzer, El-Kêf, Slimân et Sfax, toutes villes au pouvoir des Arabes, se révoltent à l’instigation des Oulâd-Saïd, qui sont encore une fois battus.

    En 1680, ils s’agitèrent de nouveau ; Parmi les tribus qui occupaient alors la scène, il en est plusieurs dont les noms se sont conservés jusqu’à nos jours dans la géographie du Maghreb. Les Oulâd-Saïd, occupent encore le territoire qui fut au XVIe et au XVIIe siècle le théâtre de leurs prouesses.

    Les H’anencha occupent encore leur position sur la frontière d’Algérie et la régence de Tunis.

    Les Drid se sont dispersés sur trois gisements différents : une partie, demeurée au centre de la régence de Tunis, habite pendant l’été la grande plaine du Sers et va parcourir pendant l’hiver les landes du Sah’ara au sud de l’Ouad-Djima ; une autre partie s’est fixée aux environs de Constantine ; enfin, un troisième tronçon forme
    une des tribus nomades de Biskra dans l’oasis du Zibân.
    Dans la même oasis, nous retrouvons aujourd’hui les Oulâd-Soala, châtiés et rançonnés, en 1640, en compagnie des Oulâd-Hamza et des Oulâd-Bellîl, par
    Moh’ammed-Pacha. Kaïrouâni dit que ces trois tribus furent obligées d’emprunter pour payer leurs ontributions de guerre, et que Moh’ammed-Pacha eut soin d’éloigner les cheikhs influents. C’est sans doute à cette époque qu’eut lieu l’émigration de ces trois tribus dans d’autres contrées du Maghreb.
    Ainsi que je l’ai dit, les Oulâd-Sooula se retrouvent aujourd’hui avec les Drid dans le Zibân. Il existe des Oulâd-Hamza dans le Djebel-’Amour et dans le district de Tit’eri, où ils jouissent de la considération et du crédit accordés aux tribus d’origine noble.

    Quant aux Oulâd-Bellîl, ils habitaient, en 1321, la province de Tripoli. A cette époque, ils prirent parti pour Abou-Zakaria, prétendant au trône des H’afsites, et vinrent, sous ses drapeaux, assiéger Tunis, dont ils se rendirent maîtres. Leur cheikh Mezdouri fit proclamer émir Abou-Zakaria, et acquit, dès lors, un grand crédit.
    En 1435, les cheikhs des Oulâd-Bellîl étaient encore les plus puissants de l’Afrique ; à cette époque, ils se révoltèrent et vinrent de nouveau assiéger Tunis ; mais ils eurent moins de succès que la première fois : l’émir Abou-Omar les mit en fuite.
    Enfin, ils reparaissent, en 1640, à la tête d’une révolte contre les Turcs, et ils partagent le sort de leurs alliés, les Oulâd-Hamza et les Oulâd-Sooula. C’est alors aussi que, comme eux, ils durent émigrer vers l’Ouest. On les retrouve aujourd’hui sur la limite occidentale de la province de Constantine, dans la plaine de Hamza, entre le pied du Jurjura et le cours supérieur de l’Ouad-Akbou. C’est encore une des tribus nobles et puissantes de l’Algérie.

  5. Aux mouvements de la race arabe dont le témoignage existe dans la tradition écrite, il faut en ajouter quelques-uns dont le souvenir s’est conservé dans la tradition orale. Une grande partie du Sah’ara algérien parait avoir été envahie originairement par une même tribu appelée Oulâd-Mimoun, qui, plus tard, s’est fractionnée et dispersée. Elle devait occuper 1° le Djebel-’Amour ; 2° l’oasis de Touât dans le désert ; 3° les trois oasis d’Ouâregla, de Temacîn et de Tuggurt. Le Djebel-Amour est encore habité par une tribu des Oulâd-Mimoun qui domine toutes les autres. Dans l’oasis de Touât, la ville de Timimoun ou Aït-Mimoun témoigne par son nom, quoique berbérisé, de la même origine. La population de la ville porte d’ailleurs le nom d’Oulâd-Mimoun. Quant aux trois oasis comprises sous la dénomination commune d’Ouad-Rir’, plusieurs habitants m’ont assuré, comme un fait notoire dans le pays, qu’elles étaient jadis occupées par la seule tribu des Oulâd-Mimoun, divisée en trois fractions, les Saïd-Oulâd-’Amer établis à Temacin, les Saïd-’Atba à Ouâregla, et les Oulâd-Moulât à Tuggurt. Dans la suite, des dissensions éclatèrent entre ces trois branches et leur firent abandonner leur nom patronymique.

    L’oasis de l’Ouad-Souf offre encore l’exemple d’un déplacement récent des tribus arabes. Le territoire sablonneux de cette oasis désigné, au XIe siècle sous le nom de K’itoun-el-Baïda (la Tente blanche), formait un carrefour où venaient se croiser plusieurs routes dirigées sur Tripoli, sur Kaïrouân, sur Nefta et sur le pays des Noirs. Cette contrée était alors occupée par la tribu berbère des Smâta. Dans la suite, cette tribu, comme toutes les peuplades à l’est du Maghreb, fut refoulée vers l’occident et dispersée.

    A une époque encore plus rapprochée de la nôtre, mais que la tradition locale ne précise pas, des voyageurs venant de Teroud, en Syrie, s’arrêtèrent un jour dans le réseau des montagnes de sable blanc, appelée autrefois la Tente blanche. Ayant reconnu en ce lieu la présence d’une nappe d’eau à une petite profondeur sous le sol, ils résolurent d’y fixer leur séjour. Ils bâtirent donc des habitations et plantèrent des palmiers. Ils ne tardèrent pas à être rejoints par un grand nombre de leurs compatriotes. Plusieurs villes et villages s’élevèrent successivement au milieu des sables, et c’est ainsi qu’une colonie d’origine syrienne se trouva établie dans le Sahara algérien, où elle forme une de nos oasis les plus florissantes.

  6. السلام عليكم ، أريد معرفة عنوان الكتاب الذي منه ، نشرتم الصفحة بالعربية ، بعنوان (الفصل الأول في ذكر أشراف غريس ) ما سم الكتاب و من هو المؤلف و بارك الله فيكم ، إنكم تقدمون خدمة جليلة للوطن ، إنكم تبنون الوطن ..

      • دياب الهلالي بن أبو زيد الهلالي و اسمه سلامة بن رزق بن نائل بن شعيثة بن الهزم بن رؤيبة بن عبد الله بن هلال بن عامر بن صعصعة بنمعاوية بن بكر بن هوزان بن منصور بن عكرمة بن خصفة بن قيس بن عيلان. و عيلان من نسل مضر بن نزار بن معد بن عدنان, و من عدنان يقف نسبه صلى الله عليه و سلم.

  7. Les Tribus Arabes d’Ifrqiya plus particulièrement du Constantinois « Histoire De L’Afrique Septentrionale » par Ernest Mercier depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830), Tome 2, page 188 et Ibn Khaldun

    Les Tribus Arabes d’Ifrqiya plus particulièrement du Constantinois

    Les Soleïm occupent la plus grande partie de la Tripolitaine et de la Tunisie.

    Voici comment se répartissent leurs fractions :

    Les Debdab s’étendent sur la région littorale entre Barka et Tripoli.

    Les Mirdas occupent les contrées méridionales de la Tunisie,

    le pays de Kastiliya, les villes de Touzer et de Nefta leur servent de séjour d’été.

    Les Allak. ayant pour chefs les Kaoub, sont établis dans la plaine de Kaïrouane et le pays au midi de cette ville où ils ont remplacé les Daouaouïda (Riah).

    Les Hakim sont entre Souça et El-Djem.

    Les tribus Athbedj sont cantonnées comme suit :

    Les Dreïd et Garfa (Kerfa) sur le versant de l’Aourés et jusqu’aux environs de Tebessa.

    Les Latif dans le Zab, et à Biskra, où ils ont formé la petite dynastie des Beni-Mozni.

    Les Dahhak, dans les steppes du Sahara au midi des précédents.

    Enfin, les Aïad, Korra et Amer dans les montagnes entre le Hodna oriental et le pays de Hamza.

    Les Daouaouïda (Riah) occupent le Hodna et s’avancent jusqu’au versant sud du Djebel-Dira. Ils dominent à Mecila, bien que leur puissance ait été très affaiblie par le châtiment qu’El-Mostancer leur a infligé.

    Les Zor’ba sont répartis de la manière suivante dans le Mag’reb central.

    Les Yezid, depuis Djebel-Dira jusqu’à Dehous et à la vallée de l’Ouad-Sahel, touchant à l’est aux tribus Athbedj et au sud aux Daouaouïda, avec lesquels ils sont continuellement en guerre.

    Les plateaux à l’ouest du Hodna sont occupes par les Hoseïn, jusque vers le Djebel-el-Akhdar. Ils ont été placés dans ces localités de même que les Yezid pour Abou-Zakaria vers 1235.

    Les Amer (pluriel, Amour), tribu d’origine Athbedj, passée aux Zor’ba, s’étendent à l’est des précédents jusqu’au Djebel- Rached qui va recevoir leur nom. Les Oroua sont avec eux.

    Les Malek, formant le reste de la tribu, occupent les plaines du Mag’reb central, dans la partie comprise entre Miliana et la Mina, les Attaf étant près, de Miliana et les Soueïd et Dialem dons les plaines du Chélif et de la Mina.

    Les Makil se sont fractionnés : une de leurs tribus, les Thaaleba sont fi xés aux environs de la montagne de Titeri, ayant pour voisins les Sanhadja Mellikch, au nord, et les Toudjine à l’ouest.

    Les autres tribus Makiliennes se sont avancées vers l’ouest par les régions sahariennes.

    Au midi de Tlemcen sont les Douï-Obeïd-allah ; près de Sidjilmassa, les Monebbate ;

    Dans le Sous-el-Akça, les Douï-Hassane et Chebanate.

    Les Djochem, comprenant les Kholt et Sofiane, occupent le Tamesna, mais ils sont très affaiblis par les dernières guerres.

    Une fraction des Riah est toujours cantonnée dans le Hebet où elle a été transportée, en même temps que la précédente, par le khalife El-Mansour.

    Les plaines, on le voit, deviennent peu à peu le domaine des Arabes. Plusieurs de ces tribus, qui se sont mises au service des souverains berbères, ont obtenu, en récompense de leurs services, soit des territoires à titre de fiefs (Ikta), soit d’autres faveurs telles que laDjebaïa, part de moitié sans la produit des impôts qu elles faisaient rentrer.

    En outre, les tribus arabes puissantes imposent à leurs voisins sédentaires, les habitants des oasis, diverses charges, notamment le droit de Khefara ou protection dont le but est surtout de les exempter des incursions de leurs «protecteurs». Ce droit consiste en jeunes chameaux.

    Enfin, certaines tribus sahariennes, à la suite de services rendus à leurs sœurs du Tel, dans les guerres, exigent d’elles le droit de R’erara (sac), dont ces dernières s’affranchissent par le versement d’un certain nombre da R’rara de grain(**).

    LES TRIBUS DE LA PROVINCE DE CONSTANTINE.

    Les Henanecha, qui dominaient sur toute la partie orientale de la province de Constantine, à cheval sur la frontière tunisienne, des hauts plateaux à la mer, avaient pour suzerains les Chabbïa. Lorsque Abd-es-Samed, émir de ces derniers, avait dû quitter la Tunisie, il s’était avancé, avec l’appui des Dréïd, jusqu’au sud de Constantine, en refoulant les Oulad-Saoula, anciens maîtres du pays; abandonnant ensuite aux Daouaouida les régions situées à l’ouest du Bou-Merzoug, il avait soumis à son autorité les plateaux près d’Ain-Beïda et Tebessa et, de là, s’était avancé en vainqueur jusque dans le Sahara. Ain-Chabrou, près de Tebessa, était devenu son centre, entre le Tel et le Sahara. Une famille religieuse, dont le chef, Abd-el-Hamid, s’était attiré un grand renom dans le pays, en rendant impartialement la justice aux nomades et aux telliens, provoqua par son indépendance la colère du puissant chef des Chabbïa, dont il n’avait pas voulu servir les caprices. Abd-es-Samed le fi t périr ainsi que les mâles de sa famille. Un seul d’entre eux, nomme El-Mebarek, échappa au massacre et alla se réfugier à Khenguet- Sidi- Nadji, dans l’Aourès, où il fonda la Zaouïa si renommée qui y existe encore.

    Cet audacieux attentat eut pour effet. de déterminer l’explosion d’une révolte générale contre les Chabbïa dont la tyrannie avait fini par excéder tout le monde. Leur surprise fut d’autant plus grande que leur pouvoir semblait moins contesté ; en un jour tout changea et, dès lors, ils n’eurent plus un instant de répit : traqués, poursuivis, trahis, ils n’évitèrent de tomber sous les coups des Henanecha ou des Daouaouïda que pour être pris par les Turcs. Après avoir vu périr son fi ls dans un rude combat contre ces derniers, au lieu dit Guiber, Abd-es-Samed se réfugia dans le Djebel-Chechar, montagne de l’Aourès méridional, où il fonda aussi une Zaouïa ; les autres membres de sa famille furent dispersés et la puissance de cette dynastie, un moment si grande, fut éteinte pour toujours.
    Les conséquences de la chute des Chabbïa furent considérables.
    Les Dréïd, qui avaient été leurs plus fermes soutiens, se virent chassés des environs de Constantine, dispersés, et leurs débris se
    cantonnèrent à Ouks, auprès de Tebessa. Les Nehed et Khoumir, collecteurs d’impôts des Chabbïa dans le sud, furent réduits à se
    retrancher dans les montagnes situées à l’est de La Calle, d’où ils étaient peut-être originaires.

    FRACTIONNEMENT DES HANANECHA ; LEURS CHEFS LES HAHAR ET LES BEN- CHENNOUF.

    Les Nemamcha, obéissant à des chefs nommés les Oulad- Rechache et qui étaient cantonnée sur les plateaux, au sud de Tebessa, où ils vivaient de l’existence semi-nomade.

    Les Harakta, tribu de mœurs semblables, mais peut-être plus sédentaire, occupant les environs d’Aïn-Beïda. Ils obéissaient à la famille du cheikh Aïssa.

    Un autre groupe se forma aux Garfa, entre Aïn-Beïda et Guelma, autour de le famille Ben-Merad.

    Enfin, dans l’Aourès, un certain Ammar-el-Amrani groupa d’autres Bedouins d’origine diverse, qui furent appelés Amamra, en souvenir de non nom.

    Quant aux Henanecha proprement dits, ils formèrent deux groupes principaux, l’un, vers la Tunisie, sous l’autorité de la famille Ben-Chennouf, appuyé par un groupe des Oulad-Saoula et dominant la ville du Kef et la région qui s’étend à l’ouest; et l’autre à Kalâat-es- Senane, à l’est de Tebessa, forteresse naturelle, servant de capitale aux chefs, les Harar.

    LES DAOUAOUÏDA ET LEURS CHEFS LES BOUAOKKAZ. LES OULAD-MOKRANE DE LA KALAA ET DE LA MEDJANA.Nous avons dit plus haut que les Oulad-Saoula, attirés, en partie, du côté du Kef par les Ben-Chennouf, affaiblis après leur longue suprématie, avaient vu leurs derniers débris repoussés dans l’extrême sud par les Chabbïa. Une autre branche des Daouaouïda, descendante des Yakoub-ben-Ali(1), ayant à sa tête la famille des Bou-Aokkaz, avait hérité, en partie, de leur suprématie sur Constantine, bien diminuée par l’établissement des Turcs. Ils avaient reçu de ceux-ci le titre de cheikh-des-Arabes et dominaient dans le Zab et le Sahara de Biskra et jusqu’aux montagnes qui bordent la plaine des Abd-en-Nour, au sud. Le cheikh des Henanecha, à l’est, celui des Arabes, au sud-ouest, se disputaient et se partageaient la prépondérance des plateaux de la province.

    Plus à l’ouest, dans la plaine de la Medjana, étaient les Mokrani, étendant leur autorité sur les Beni-Abbés, au nord, et la région de Mecila, au sud. Lors des grandes conquêtes faites par Amokrane, à la fin du siècle précédent, le domaine des Douaouïda avait été fortement entamé et il en était résulté une ardente rivalité entre les deux familles; mais Sidi-Nacer, fils et successeur d’Amokrane, n’avait pas hérité de ses qualités guerrières. Il préférait l’élude à la gloire et s’était renfermé dans sa Zaouia de la Kalâa. Or, les tribus du sud, qui s’étaient compromises pour son père, n’entendaient pas être abandonnées ainsi. D’autre part, les Beni-Abbès étaient mécontents de sa timidité et de sa paresse. Ils s’entendirent avec les gens du sud et, étant parvenus a l’attirer hors de la Kalâa, le massacrèrent avec son escorte. Ainsi fi nit la royauté de la Kalâa des Beni-Abbés. Ces faits se passèrent, sans doute, dans les premières années du XVIIe siècle.

    Cependant, deux fils de Sidi-Nacer avaient échappé au massacre. L’un d’eux, Sidi-Betteka fut recueilli par les Hachem, groupe détaché des Hachem de la province d’Oran qui étaient venus se mettre au service de son aïeul Amokrane, ainsi que nous l’avons dit. Ils étaient établis dans la Medjana et devinrent les plus fermes soutiens de la famille Mokrani, dont le jeune chef, Sidi-Betteka, sut relever la puissance et causer aux Turcs de graves embarras, en s’opposant au passage de leurs colonnes, s’ils ne composaient pas

    avec lui. Il tira vengeance de la trahison des Beni-Abbès et étendit son autorité sur la Medjana, le Hodna et les régions du sud-ouest.

    Malgré les prières des Beni-Abbès, il ne voulut jamais retourner à la Kalâa. Un autre fils de Sidi-Nacer, nommé Mohammed, alla vers le nord, dans les montagnes qui avoisinent Djidjeli, fonder une Zaouïa qui est restée en la possession de cette branche de la famille Mokrani, jusqu’à ce jour.

    L’abaissement des Oulad-Mokrane avait favorisé l’extension de la puissance des Daouaouïda, dont le chef, Ahmed-ben-Ali (bou- Aokkaz), avait accordé sa fille en mariage à Sidi-Nacer ou à un de ses frères. Le cheikh Daouadi avait sa deïra, son principal campement, dans le Zab, d’où il rayonnait sur divers points de son vaste territoire; mille cavaliers étaient toujours prêts à l’accompagner. Il mourut en 1602, et fut successivement remplacé par son fi ls Ali, puis par son petit-fi ls Ahmed, en 1616. Enfin celui-ci étant décédé en 1622, le commandement échut à son fi ls Sakheri, homme énergique que nous allons voir entrer en scène.

    A cela il faut ajouter les grands groupes arabes, notamment les tribus arabes :Les Henanecha, aux environs de Souk-Ahras.

    Nemamcha, près de Tébessa.

    Harakta, près d’Aïn-Beïda.

    Beni. Ouelbane, près de Semendou (Skikda).

    Abd-en-Nour, Telar’ma ,

    Les Beni-Merdés, près de Annaba (Bône).

    Dreïd, fondus, repartie dans la région de l’Oued-Zenati , Bone et en partie dans celle de Tébessa.

    Garfa (Guerfa ou Karfa), entre Aïn-Beïda et l’Oued-Zenati.

    Atïa, près d’Aïn-Mokra, et peut-être jusqu’aux environs de Skikda.

    Oulad-Mâdi, prés de Bou-Aréridj.

    Oulad-Saoula, dans le Zab, près Biskra.

    Daouaouida, répandus dans le Zab et le Hodna.

    Les tribus arabes dans les Hauts- Plateaux et le Sahara :Les Oulad-Saïd, Mekhedma, Djelal, Farès, Amer, etc.

    Enfin, les beys de Constantine, ayant eu le soin d’incorporer au domaine de nombreux territoires, y installèrent des tenanciers qui ont formé partout dans ces Azels de nouveaux groupes ; ils constituèrent en outre de toutes pièces des tribus entières pour le service des Makhezen, notamment les :

    Zemoul, Barranïa, Beni-Siline et autres.

    En 1830, le bey El-Hadj-Ahmed règne en vrai despote à Constantine et, par suite de le chute du dey, il va prendre le titre de pacha, dans lequel il sera confirmé par la Porte. En attendant, il s’occupe avec activité et intelligence de la construction d’un palais digne de lui. Les matériaux qu’il a commandés en Italie par l’intermédiaire de son représentant de Bône, étant insuffisants, il se procure ce qui lui manque : plaques de marbre, colonnes, carreaux de faïence, etc., en les enlevant, sans permission, aux demeures de ses administrés.

    Dans toutes les directions, les marabouts sont nombreux ; mais on ne trouve pas, parmi eux, ces grandes figures qui s’imposent en dominant les autres, et nous nous dispenserons d’en citer.

    Il en est autrement des familles féodales, dont nous avons suivi autant que possible le développement, et que nous allons passer en revue.

    Celle des Bou-Aokkaz, à la tête des Daouaouida, et dont le chef, Farhate-ben-Saïd, a porté le titre de Cheikh-el-Arab. C’est le vrai maître du Zab, du Hodna et de la région qui confine au nord, à la plaine des Abd-en-Nour.

    Celle des Ben-Gana, d’origine plus récente, que le bey Ahmed-el-Kolli a opposée à la précédente, et dont le chef, Mohammed- Bel-Hadj-ben-Gana, a reçu d’El-Hadj-Ahmed-bey, renouvelant ce qui avait été fait par son aïeul El-Kolli, la titra quelque peu honoraire de Cheikh-al-Arab.

    Celle des Mokrani de la Medjana, bien réduite par ses luttes intestines. Son chef, reconnu par les Turcs, est alors le vieux Ben- Abd-Allah, de la branche des Oulad-el-Hadj. Mais Ahmed-ben- Mohammed et Abd-es-Selam, deux de ses parents, sont sur le point d’entrer en scène.

    Celle des Oulad-Achour, dans le Ferdjioua, dont le chef est, alors, Bou-Rennane; son cousin, Maggoura, tient la campagne contre lui et lui dispute le pouvoir. Mais c est le jeune Ahmed-Bou- Aokkaz, neveu de Bou-Rennane, qui va, avant peu, s’en emparer, même par le meurtre de ses parents.

    Celle des Harar, qui se trouve, pour le moment, écartée du commandement des Henanecha, par l’usurpateur Rezgui.

    Celle des Ben Merad de Garfa et celle des Bou Diaf de l’Aourbs.

    Enfin à Touggourt, règne toujours celle des Ben-Djellab. Le sultan Amer vient de mourir ou va mourir, laissant le pouvoir à son frère Brahim.

    (*) In : « Histoire De L’Afrique Septentrionale » par Ernest Mercier depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830), Tome 2, page 188.(*) In : Ibn-Khaldoun, Berbères, t. I, p. 52 et suivi., 75, 88 et suiv.113, 125, 132 et suiv. 159, 241 et suiv., 278 et suiv., t. II, p. 4 et suiv., 257 et suivi., 345 et suivi., t. III, p. 126 et suivi., 247 et suivi., 286, 340, et t. IV, p. 3, 8 et suivi., 28 et suivi., 262.

  8. bonjour je vous demande de bien vouloir m’aider à trouver les origine de la tribu de ouled Saïd de nom de famille AOUMEUR SIS DANS LA WILAYA DE TISSEMSILT Commune de mellaab ils disent qu’ils des decencdents de Saïd ben Riah ben Abi-Rabiaa ben Nahik ben Hillal je vous remercie d’avance

    mon adresse E-mail aoumeur53@yahoo.fr

  9. أولاد حمزة اليوم معروفون عندنا بوادي ريغ ، و بحسب رواية شيوخهم يؤكدون أن قدومهم للمنطقة هنا كان من جهة جبل العمور قبل ثلاثة قرون و نصف من الآن ، أي حوالي 1665 م . مما يتوافق تماما مع ما ذكر من تاريخ اولاد حمزة بجبل العمور .

  10. شكرا على التحليل المنطقي والدراسه الموضوعيه عن وجود القبائل العربيه في الجزائر خاصه والمغرب العربي عامه وهذا طبعا بشهاده العلامه ابن خلدون وبعض الاروبيين الدارسين للمجتمع الجزائري اعتقد ان هذه الدراسه ستغلق افواه البرابره المتطرفين و بعض المتمزغين وتضع حدا لهذه التراهات القبائليه.
    الشيء الذي اريد ذكره هو عدم ذكركم لبعض القبائل العربيه كقبيله اولاد سيدي عيسى واولاد سيدي امحمد الخيذر ام سهوا او ادمجوا في قبيله اولاد سيدي نايل ارجو التوضيح وذكر الجميع وشكرا

  11. شكرا على الإجتهاد .!
    اود من فضلكم معرفة تفاصيل حياة احمد ابن القاضي او ات القاضي الدي كان ملكا على محافضة الجزائر في القرن ١٧ و شكرا!!

  12. الرجاء تنويرنا بمعلومات دقيقة حول القبائل العربية التي تنتشر في الجهة الجنوبية لمدينة سطيف والتي اصبحت تسمى باسم المنطقة –ريغة — وهي أولاد اسباع بن يحى–اولاد عيسى بن يحى –اولاد زريربن يحى–اولاد ذياب بن يحى—اولاد واضح بن يحى –أولاد امطاع بن يحى وغيرها….كل هذه القبائل التي يعود اصلها اول امرة الى منطقة جيزان بجنوب جدة — بالسعودية اليوم والى اليمن قديما.
    وشكرا لكم

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