Sheshonq était l’ennemi juré des berbères…. dit le chercheur Farid Belkadi

Le pseudo-calendrier berbère ou comment fabriquer un mythe ,
le chercheur farid belkadi
shishnoa
On doit cette mystification du calendrier berbère à Amar Negadi, alias Amar Achaoui, né à Merouana, dans la wilaya de Batna, décédé le 1er décembre 2008 à Paris. Negadi est l’Auteur de nombreux écrits partisans dénués de réflexion scientifique, sur l’Aurès et la culture berbère.
Après avoir milité durant quelques années à l’Agraw imazighen, l’Académie berbère où il échafaude un alphabet berbère emprunté aux Tifinagh touaregs, il fonde en 1978, l’Union du peuple amazigh Tediut n’Aghrif Amazigh. Il préconisera l’usage des Tifinagh dans son bulletin Azaghen.
C’est lui qui choisit comme point de départ de ce « calendrier amazigh », l’an I du règne du pharaon Sheshonq, le fondateur d’origine berbère de la XXII° dynastie de l’Égypte. Sheshonq régna de -945 à -924 , selon Manéthon, mais les égyptologues ne sont pas fixés sur cette date qui fluctue d’un chercheur à l’autre.
L’invention du calendrier pseudo-berbère
Le premier calendrier berbère sera publié en 1980 par l’association qu’Amar Negadi dirige : Tediut n Aghrif Amazigh (Union du Peuple Amazigh -UPA-)
A cette occasion il écrit à propos de son invention : «Le calendrier berbère, très simple et très modeste, à la mesure de nos moyens à ce moment-là, se présentait de la façon suivante : il était à la fois manuscrit et dactylographié, au format 30 x 42 cm, en son centre, sur les ¾ du haut il représentait un Targui prêt à dégainer son glaive, l’écriture et le dessin étaient en bleu indigo»
Il fallait une image qui accroche, comme on dit en publicité. On choisit pour la circonstance un Targui, cela fait partie du mystère des origines et cela se vend mieux sur le plan universel. Concernant le fond, le pharaon Sheshonq qui n’en demandait pas tant, faisait largement l’affaire.
C’est ainsi que quelques berbères exilés en France, échangèrent en 1980 pour la première fois des souhaits de bonne et heureuse année au nom du roi Sheshonq I°. Quelle belle mystification !
Cette imposture porte gravement atteinte au prestige supposé du Haut Conseil Tamazight, HCA, qui fait sienne une falsification de l’histoire des berbères. Il ne s’agit pas d’autre chose.
Ainsi nos enfants dès leur bas-âge sont livrés à une manipulation contre l’histoire.
Ce pseudo-calendrier amazigh, qui démarre à la date de la prise de pouvoir de Sheshonq I°, le pharaon-beur, dont les aïeux Bouyouwawa et les siens se sont installés en Égypte, est truffé de mystifications liés au domaine de l’agriculture. Celles-ci sont empruntées à la tradition celtique.
Le calendrier agraire berbère
Des noms de mois liés à l’agriculture ont été ainsi empruntés au calendrier celtique, rédigé sous forme de diagrammes. Plus de 150 fragments gravés attribués à la civilisation celtique ont été découverts en 1897 à Coligny, dans le département de l’Ain (France). Robert Graves a traité des problèmes posés par ce calendrier agraire celtique dès 1948. D’autres auteurs dont Helena Paterson et Friedrich Hageneder ont poursuivi ces recherches.
Dans le calendrier “amazigh” plagié sur celui des celtes, on peut lire : « Premier gardiennage de troupeau »… ou encore : “dernier gardiennage de troupeau »…
Depuis quand les néo-berbères européanisés gardent-ils les troupeaux de bœufs, de moutons, et de vaches ? Seraient-ils redevenus bergers ?
Les berbères ne se livrent plus à l’agriculture. Ils sont dans les affaires juteuses. Ils manigancent dans la politique. Il n’y a plus d’agriculture en Kabylie, les kabyles ont tourné la page de leur lointain passé et se sont éparpillés en occident. De cuistres imposteurs qui rêvent de retour à des sources improbables, ont conçu un calendrier qui démarre à la date du sacre du Pharaon Sheshonq I°, en lui adaptant des termes agricoles fantaisistes, genre : “tayyuret temzwarut (première lune), tayyuret tenggwerat (dernière lune) etc…”premier gardiennage de troupeau”, “dernier gardiennage de troupeau”, “Les premiers antilopins”, “Les derniers antilopins”, “Les premiers petits de la gazelle”, “Les derniers petits de la gazelle”.
Des pseudo-noms des jours de la semaine, qui n’existent nulle part, dans aucune tradition berbère, ont de même été fabriqués : Arim (lundi) , aram (mardi), ahad (mercredi) amhad (jeudi) etc…
Plus de 1500 inscriptions libyques, antiques, authentiques, de Dougga à Lixus au Maroc, en passant par la Cheffia, Annaba, les plaines et les vallées de l’Algérie, jusqu’à Oran et Aïn-Sefra attendent d’être étudiées, déchiffrées, lues et communiquées à nos enfants.
Il ne faut pas compter sur ces allogènes charlatans, pour étudier la prodigieuse civilisation libyque de nos ancêtres. Ils sont trop occupés en Israël, et à casser de l’arabe et de l’algérien sur le Web.
De nos jours, cette grande œuvre qu’est le domaine berbère est dévolue bien malencontreusement à des spécialistes occidentaux. Qui en profitent pour manipuler l’histoire des berbères, comme toujours, depuis toujours et cela durera encore longtemps, tant que les berbères ne se prendront pas en charge culturellement
n’ont-il pas choisi le roi et éminent général berbère Meryey badidi, qui vécut plusieurs siècles avant sheshonq ?
Pourquoi ces charlatans ont-ils pris Sheshonq I° comme point de départ de leur fantaisiste calendrier berbère ?
Alors que Sheshonq et les siens ont régulièrement combattu les anciens-berbères libyens, c’est-à-dire les natifs, ceux qui n’ont pas migré en Égypte, lors d’expéditions jusqu’à l’intérieur des terres du Maghreb.
Sheshonq était l’ennemi juré des berbères.
Plusieurs noms de rois anciens-berbères nous sont restés dans plusieurs inscriptions égyptiennes. En particulier suite aux vagues d’attaques de libyens contre l’Egypte par des peuples appelés « peuples de la mer ».
L’inscription de Mérenptah à Karnak dit à ce sujet : « Le vil chef, le vaincu de la Libye, Meryre, fils de Ded, descend du pays des Tjehenou, avec ses archers […] des Shardanes, des Shekelesh, des Aqwesh, des Lukkas, des Turesh, ayant entraîné l’élite des combattants de son pays. […] Il avait atteint la limite occidentale (de l’Égypte) dans la campagne de Perirê. »
Ou encore , pourquoi n’ont-ils pas choisi le roi NARMER, ce berbère d’origine qui unifia l’Égypte qui était alors scindée en deux, le nord et le sud. Le dramaturge Eschyle (vers 490 avant J-C) a fait de cette péripétie de l’histoire méditerranéenne un drame qu’il a intitulé « Les suppliantes ».
Pourquoi ces charlatans ont-ils pris Sheshonq I° comme point de départ de leur fantaisiste calendrier berbère ?
La réponse est simple :
le but inavouable de la création de cette éphéméride fantaisiste par Amar Negadi, était de remplacer le calendrier de l’Hégire du prophète Mohamed (S) par celui de Sheshonq.
Pour rompre avec l’islam. Laïcité oblige.
Sheshonq et les siens adoraient la déesse Bastet, associée à la déesse Sekhmet. II fit ériger à cette divinité de nombreuses allégories dans le temple de Mout à Thèbes. Outre le culte d’Amon-Rê.
Ce calendrier berbère est une aberration.
C’est surtout une queue de poisson inavouable à l’histoire, concoctée par des charlatans laïcs, catéchisés par l’air du temps.
Le dramaturge Eschyle (vers 490 avant J-C) a fait de cette péripétie de l’histoire méditerranéenne un drame qu’il a intitulé « Les suppliantes ».
Wikipedia :
“”Dans les Suppliantes le chœur est le personnage principal : il est formé des Danaïdes, héroïnes légendaires dont l’image s’est modifiée au cours des siècles et des œuvres, et recouvre sans doute des symboles fort divers : nymphes hydrophores ou guerrières intrépides ; bienfaisantes, puis épouses criminelles. Ce caractère composite se trahit peut-être dans la tragédie où elles font tantôt figure d’Amazones farouches, tantôt de « colombes timides poursuivies par un épervier cruel ».
La légende telle que l’a mise en scène Eschyle se rattache à celle d’Io, reprise dans le Prométhée du même auteur : Danaos est le descendant à la troisième génération d’Épaphos, fils d’Io, né en Égypte après que sa mère a repris forme humaine. Danaos, selon la tradition, régnait en Libye, son frère Égyptos sur l’Égypte. Égyptos avait cinquante fils qui devaient épouser les filles de Danaos mais celles-ci, redoutant ce mariage, s’enfuirent avec leur père. Au moment où s’ouvre la tragédie des Suppliantes, elles abordent au pays d’Argos, berceau de leur race, et demandent l’hospitalité et la protection du roi du pays, qu’Eschyle nomme Pélasge, contre les Égyptiades qui les poursuivent. Le roi, après avoir consulté son peuple, y consent et repousse la demande d’extradition brutalement présentée par un héraut égyptien. La tragédie s’achève sur l’hymne de reconnaissance des Danaïdes, malgré la menace de guerre qui plane sur le pays. L’histoire se poursuit dans Les Égyptiens, Les Danaïdes puis le drame satyrique d’Amymone”.
Pourquoi Amar Negadi , l’auteur de ce calendrier interlope, et consort , n’ont-il pas choisi IO (IYO) qui inventa l’écriture ?
Mère d’Epaphos elle est l’ancêtre des berbères dans le mythe grec, IO (IYO) a donné son nom au Bosphore (le gué de la génisse). Elle est assimilée à la déesse égyptienne Isis, fille de Saturne et de Pyréné.

Advertisements

اترك رد

إملأ الحقول أدناه بالمعلومات المناسبة أو إضغط على إحدى الأيقونات لتسجيل الدخول:

WordPress.com Logo

أنت تعلق بإستخدام حساب WordPress.com. تسجيل خروج   / تغيير )

صورة تويتر

أنت تعلق بإستخدام حساب Twitter. تسجيل خروج   / تغيير )

Facebook photo

أنت تعلق بإستخدام حساب Facebook. تسجيل خروج   / تغيير )

Google+ photo

أنت تعلق بإستخدام حساب Google+. تسجيل خروج   / تغيير )

Connecting to %s