Abū Madyan Shuʻayb Al-Ansari Telimçani à Jérusalem أبومدين شعيب الأنصاري التلمساني في القدس

Sayyidī Abū Madyan Shuʻayb Al-Ansari Telimçani à Jérusalem !

Le quartier dit Hay Al Maghariba à Jerusalem, connaissez-vous son histoire ?

Qu’en 1937, à Tlemcen (Algérie ), en pleine crise de l’artisanat, seule ressource de la majorité des ménages, voire de subsides de nombreux chefs de famille, de veuves et d’orphelin(e)s, après avoir contribué à la fois pour l’achat de l’ assiette de Dar El Hadith et la réalisation de cette dernière , la ville parvienne à transférer à l’imam Amine Housseini le montant des quêtes recueillies au terme d’une semaine de manifestation de solidarité en faveur de la Palestine, cela ne saurait surprendre l’observateur averti.

Le Qutb, le soufi Sidi Boumediène (1125-1197) son combat héroïque aux côtés de Salah Ed Dine Al Ayyoubi (1138-11193) (Saladin) – au combat libérateur de Jérusalem en 1187 au terme de la mémorable victoire de Hattin et le sacrifices consentis par ses compatriotes ;Le waqf de Sidi Boumediène : Le symbole tant de la libération de Jérusalem des Croisés que de la légitimation historique de la ville sainte
« Le lieu occupé par le Waqf Abû Madyan a une valeur exceptionnelle pour l’Islam tout entier, et aussi, très particulièrement, pour l’Islam maghrébin », souligne L. Massignon (1951 : 84) en réponse à la diatribe acerbe parue à la une d’ El Baçaïr (3 et 10 avril 1950), alors que l’auteur de la magistrale thèse sur El Halladj s’est tenu essentiellement à affirmer les fondements historiques du Waqf remontant à la bataille de Hittin en 1187, sous le commandement de Salah Ed Dine Al Ayyoubi (1138-1193), (Saladin), la bataille libératrice de la ville sainte et à laquelle le Qputb Sidi Boumediène avait pris part en perdant l’un de ses bras. Or c’est bien son petit-fils qui a répertorié en 730/1320 les propriétés offertes à son grand-père par Salah Ed Dine ,Un geste de reconnaissance pour les maghrébins et pour leur combat héroïque aux côtés de Salah Ed Dine Al Ayyoubi; Du reste, l’un de ces immeubles renfermait une mosquée et une zaouïa destinée à l’hébergement des pèlerins maghrébins, le tout localisé dans le quartier dit Hay Al Maghariba attenant au Temple de Jérusalem, en sus du domaine d’Aïn Karm, renfermant des terres incultes et de labours, des locaux d’habitation pour les fermiers, des jardins avec sources et puits pour l’irrigation. Par ailleurs, il est spécifié que les revenus qui s’y rattachent depuis le XIVe siècle ont été toujours destinés aux Maghrébins résidant dans la ville sainte ou de passage, se rendant aux Hedjaz, et le cas échéant aux Maghrébins nécessiteux résidant à la Mecque et à Médine, et le cas échéant au profit des deux villes saintes. De plus, il est stipulé « qu’aucun gouverné, aucune autorité exerçant un pouvoir absolu ne pourront modifier le présent waqf, l’annuel, le méconnaître, (…) » Pour ce qui est du décret du mur ouest ou mur des Lamentations en 1931, on y relève en annexe I : « C’est aux musulmans seuls qu’est reconnue la pérennité du mur ouest, c’est à eux seuls qu’appartient le fonds qui, avec l’enceinte du Lieu Saint, est un tout indivisible ; cette enceinte est un bien ouakf. C’est également aux musulmans qu’appartient la chaussée bordant le mur de la cité dite “quartier des Maghrébins” faisant vis-à-vis audit mur. Il est précisé aussi que « les juifs pourront se rendre librement au mur ouest, en vue de leurs lamentations, à tout instant, mais à charge pour eux de se conformer aux dispositions suivantes (diverses). Quoique sous domination coloniale, le principal responsable du culte algérien, le grand muphti d’Alger, Si Mohamed El Assimi, a réagi à chaud au lendemain de la constitution de l’Etat d’Israël (15 mai 1948) et ses retombées sur la ville sainte… C’est ainsi que dès la fin octobre 1948, il s’est rendu à Paris pour faire part au Quai d’Orsay « des appréhensions que ressentent les musulmans d’Algérie devant les menaces qui planent sur la Palestine et spécialement sur la vieille ville de Jérusalem où se trouve la mosquée d’El Aqça (…) ».
Appréhensions et revendications du grand muphti d’Alger
Indéniablement, avec le recul dans le temps, pareille position ne peut laisser indifférent l’observateur impartial, même si l’entrevue en question n’est rapportée que superficiellement par le quotidien parisien du soir Le Monde, daté du 31 octobre 1948 (dernière page). D’autant que pour des raisons bien évidentes, le même organe tend à s’aligner sur une position moins tranchée, une position qui se veut avant tout modérée. Or, aussitôt on y relève cette phrase relevant du bon sens, du réalisme : « Ils (les sionistes) ne pourront survivre au milieu d’un monde arabe qu’à la condition d’avoir été acceptés par lui. Par ailleurs, non moins courageuse est la phrase prêtée au grand muphti, une phrase exprimant parfaitement l’opinion générale tant en Algérie qu’ailleurs. Au sein de la communauté musulmane « Dans l’immédiat, cependant, le grand muphti considère qu’il est essentiel d’empêcher l’irréparable et il souhaite, qu’au moins, à titre provisoire, que la ville et la région soient placées sous une garantie internationale des Nations unies. » Quant aux précisions qui suivent, tout en s’identifiant à celles précitées ci-dessus (annexe I), elles tendent à rassurer avant tout. En revanche, surprenante est la position des Oulémas, telle qu’elle a été exprimée par El Baçaïr des 3 et 10 avril 1950, même en tenant compte du contexte d’alors, l’opposition systématique à l’ordre colonial. Fallait-il pour autant se tromper de cible au nom d’une cause. En fait, une cause perdue à jamais, celle relative à la revendication de biens habous classés dès les débuts de l’agression coloniale ? S’accrocher à une chimère et sacrifier ainsi El Qods, de surcroît à un tournant crucial… c’est bien ce qui ressort clairement de l’interrogation suivante formulée à l’adresse de Louis Massignon : « Pourquoi n’avez-vous pas revendiqué les biens waqf d’Algérie alors que vous avez commencé par ceux de Sidi Boumediène en Palestine ? », lit-on dans El Baçaïr du 10 avril 1950. L’interrogation à laquelle il a répliqué après avoir rétabli les faits historiques à travers une magistrale publication (1951), évitant ainsi toute polémique à propos des deux articles d’El Baçaïr des 3 et 10 avril 1950, les deux articles l’ayant « incriminé » à tort. Bien plus, dans la même analyse, il ne s’est pas limité au seul habous de Sidi Boumediène mais aussi aux autres biens de même nature juridique usurpés par Israël dès sa création, à l’instar notamment des habous d’Al Khalil (Hébron). Au juste, qui s’est penché sur le sort des Algériens contraints de s’expatrier au XIXe siècle à Safad, localité située en Galilée, précisément au nord du lac Tibériade ? Et ces autres immigrés disséminés au Sud-Liban forcés de fuir cette contrée consécutivement à l’invasion israélienne de 1982 ? En conséquence, s’en prendre violemment à l’éminent arabisant et islamologue de renom, de surcroît le taxer de valet du colonialisme, c’est manifestement une fausse manœuvre, alors qu’il accomplit 28 pèlerinages en Terre sainte et jordanienne, auprès des réfugiés arabes de Palestine, tout comme ses 83 journées de jeûne, et qu’entre 1953 et 1962, il a fait avec un groupe d’amis de tous les pays, pour que surgisse « une paix sereine en Afrique du Nord », a tenu à témoigner l’une des premières et acharnées défenseurs de la cause algérienne, Denise Barrat (1987). D’autant qu’en s’en tenant strictement à des faits historiques dûment établis, Louis Massignon (1883-1962) a vécu activement et intensément les événements directement sur le terrain (encadré ci-dessous). Souvent douloureusement ! « (…) Je me souviens de la colère de Lawrence, à mes côtés dans l’auto, à l’entrée solennelle à Jérusalem, le 11 décembre 1917, lorsqu’il pressentit la déclaration Balfour sur le Jewish National Home. Massignon L. (1983 : 227) En tout état de cause, le dogmatisme n’a jamais été payant. Plus que jamais, partout, de l’Atlantique au Golfe, les générations montantes en paient le prix le plus fort

Sayyidī Abū Madyan Shuʻayb a longtemps séjourné en Palestine,Ayant séjourné à plusieurs reprises en Palestine, il avait acquis sur place un nombre important de biens. Je vais vous étonner, il était propriétaire de beaucoup de biens à Jérusalem, Aïn Karem, Wadi El-Romane, Gaza, Jaffa, Ramallah, Nazareth et Lydda.
En laissant ses biens sous la forme de woukouf, il souhaitait permettre aux pèlerins venus du Maghreb, surtout pour les moins nantis parmi eux, de trouver un endroit où séjourner jusqu’à leur retour. Comme vous devez le savoir, autrefois, le pèlerinage se faisait vers La Mecque mais aussi vers la mosquée de Jérusalem, à savoir El-Qods. A Jérusalem, par exemple, tout un quartier portait le nom d’Abou Median. Ce quartier, qui se trouve près du Mur des Lamentations, comprend deux terrains connus sous le nom de terrain des figues de Barbarie, un terrain hors des murs, planté d’oliviers à Silo et une maison à Jorf el Anneb, qui porte toujours le même nom. En matière d’infrastructures commerciales,Sayyidī Abū Madyan Shuʻayb avait sept magasins et une maison à caractère commercial à Bab el Silsileh, quatre magasins et quatre maisons dans le quartier juif, une maison dans le quartier arménien, une maison à El-Oued, une maison et un magasin à Bab El-Hotta, une maison, trois magasins et un four dans le quartier Saadieh, en plus d’une maison dans le quartier chrétien. A titre d’exemple, à Aïn Karem seulement, ses terrains et ses maisons représentent une superficie de 6.600 hectares, tandis qu’a Gaza, il possède deux maisons, une zaouïa, cinq magasins, un terrain appelé Souk El-Joumoua et un terrain au bord de la mer. A Ramaleh, il possèdait un établissement de bains et deux magasins contigus, deux jardins et un terrain avec une citerne. A Lydda, il a quatre parcelles de terrains plantés d’oliviers, un terrain entre Lydda et Ramleh. A Nazareth, enfin, il a une maison et 5 magasins. Le principe pour tous ces biens est simple, les revenus des magasins ainsi que des terrains plantés doivent permettre de subvenir aux besoins des pèlerins et permettre aux personnes locales de vivre des dividendes commerciales afin d’entretenir les biens.
Sayyidī Abū Madyan Shuʻayb avait acquis une réputation d’homme pieux, car installé de son vivant derrière la mosquée d’Omar, les pèlerins, maghrébins surtout, venaient lui rendre visite. , les Juifs venus s’installer en Palestine étaient en fait des convertis d’origine européenne et non originaire de la Terre Sainte,Sans le savoir,Sayyidī Abū Madyan Shuʻayb lui-même va aussi représenter la lutte contre la colonisation juive de Palestine. En effet, des Juifs avaient tenté de soudoyer les gestionnaires de certaines personnes pour acheter leurs propriétés.En 1948/49 Les Maghrébins vont donc manifester leur colère et intervenir afin d’empêcher cela.
Mais les terres palestiniennes loties entre les Israéliens
Il préconise donc leur installation définitive !Louis Massignon, qui a beaucoup contribué à l’étude des wakf de Sayyidī Abū Madyan Shuʻayb et à leur défense, déclarait dans un rapport à la suite d’un voyage au Moyen-Orient, fin janvier 1951 ceci : ‘‘Les fils d’Isaac revenus en Terre sainte ne doivent pas traiter ces fils d’Ismaël qu’ils y ont retrouvés, comme Josué a traité les Cananéens.’’ Bien sûr, les Palestiniens n’étaient pas tout à fait d’accord avec l’interprétation de Louis Massignon.

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