LES DHOUAOUDA UNE PUISSANTE TRIBU DES BENOU RIAH

LES DHOUAOUDA UNE PUISSANTE TRIBU DES BENOU RIAH– Les Banou Riah ibn abi Rabîa ibn Nahik ibn Hilal sont un groupe de tribus qu’étaient  les plus puissantes tribus arabes de l’Ifrikia par leur importance politique . les plus connues d’entre eux étaient :  Ouled el Khadhar, Ouled Said, Ouled Meslem, Béni Merdes, Les Amers , les Dhouaouda , Les Rahmans  … etc. chacune de  ces tribus a engendré (ont été divisée en)  plusieurs sous tribus : leur territoire à l’époque d’ibn khaldon  s’étalait du Djérid (Tunisie) jusqu’au Sud et Nord (tout le ) Constantinois, en arrivant jusqu’aux environs de Béjaia ( toutes les plaines de Sétifs étaient sous le contrôle des tribus de banou Riah)  (Algérie).

قبائل بني رياح الجزائر
– De la grande sous tribu des Béni Merdes, est issu la branche des Dhouaouda (enfants de Dhouad ibn Riah).qui occupaient, à l’époque d’ibn Khaldoun, principalement les régions des Ziban et des Aurès. Leur Emir Abou Serhan Messaoud ibn Sultan ibn Zimam ibn Roudaini ibn Dhouad ibn Merdes ibn Riah joua un rôle important à l’époque de la Dynastie d’El Mouwahidoun (Almohades).- Les chefs de tribus Douaouda ont une noblesse militaire (Djouads) et un commandement héréditaire qui se transmettait de père en fils, ou alternait entre familles de la même tribu. Ibn Khaldoun, ayant vécu quelques années à Biskra, sous la protection de Yakoub ibn Ali Dhouadi, l’émir de  Riah, a longuement parlé des Dhouaouda et de ses branches tribales :
– Les Ziban : les Ouled Ben Gana, les Ouled Ben Saïd, les Debbaâh.
– Les Ferdjioua : les Ouled Ben Achour.
– La Médjana : les Ouled Khelouf, les Ouled Ben Gherman, les Ouled Ben Guendouz, les Ouled Mokran.
– Les Zouagha : les Ouled Ben Azzedine et les Ouled Ben Cheikh.- Les chefs de tribus Hilaliennes se considéraient comme les propriétaires immédiats du sol et des habitants compris dans les limites de leur autorité. Souvent indépendants des Dynasties ou en guerre contre elles, ils étaient toujours redoutés parce qu’ils commandaient à de nombreuses tribus guerrières habitant des lieux difficiles et inaccessibles. Ils étaient pourvoyeurs de guerriers et renommés pour mener les combats.
– 1- Abou Serhan Messaoud ibn Sultan ibn Zimam ibn Roudaini ibn Dhouad ibn Merdes ibn Riah était le premier Emir des Dhouaouda
– 2- Mohamed ibn Serhan Messaoud ibn Sultan, de 1233 à 1245.
– 3- Moussa ibn Mohamed ibn Messaoud a vécu à l’époque des Hafsides. Décédé en 1267.
– 4- Chebel ibn Moussa ibn Mohamed, allié aux Hafsides d’Abou Mohamed II el-Moustansir, fut assassiné, en 1290, par traîtrise à Béjaia.
– 5- Sebâa ibn Chebel, étendit l’autorité des Dhouaouda sur le Hodna et les Aurès. Décédé en 1310.
– 6- Othman ibn Sebâa a préféré laisser l’émirat de la tribu à son cousin Yahia ibn Ahmed ibn Amr. Décédé en 1320.
– 7- Yahia ibn Ahmed ibn Amr, décédé en 1329, fut enterré dans la mosquée qui porte aujourd’hui son nom, à Ferfar (Biskra). Sa descendance, les Ouled Amr ibn Mohamed ibn Messaoud ibn Sultan, régna sur les Dhouaouda jusqu’à la colonisation Française du Sahara en 1842.
– 8- Ali ibn Ahmed ibn Amr a remplacé son frère Yahia à la tête des Dhouaouda. Décédé en 1347.
– 9- Yakoub ibn Ali ibn Ahmed, ami d’ibn Khaldoun, décédé en 1390 à N’gaous. Il fut transporté à Biskra pour y être enterré près de l’imam abou el Fadhel el Biskri.
– 10- Mohamed ibn Yakoub ibn Ali, décédé en 1435.
– 11- Issa ibn Mohamed ibn Yakoub, décédé en 1481.
– 12- Sakhri ibn Issa ibn Yakoub, décédé en 1541. Son autorité s’étendait du Nord Constantinois jusqu’à Ouargla. C’est à son époque que les tribus hilaliennes d’Algérie prêtaient allégeance au Khalife Ottoman d’Istanbul, aux conditions : – Qu’aucun changement ne survienne dans ce qu’ils avaient jusque-là comme droits et privilèges, que l’administration de leur région ne sortirait pas de leurs mains et qu’ils continueraient, selon les anciens usages, à choisir eux-mêmes leur chef.
Khair-Eddine, successeur de Baba-Aroudj (Barberousse), accepta ces conditions et fit même publier une ordonnance stipulant que : – Le chef des Dhouaouda serait dorénavant nommé, après sa désignation par les tribus, par le Beylerbey d’Alger ; il porterait dorénavant le titre de “Cheikh el Arab” au lieu d’Emir et son investiture sera officielle et publique sous le drapeau Turc.
– 13- Ali abou Akkaz ibn Sakhri (Bouakkaz) fut investi, en 1541, par le Bey de Constantine du titre de Cheikh el Arab. Il est décédé en 1581 et fut enterré dans le cimetière de Sidi el Messaoud à el Eulma (Sétif).
– 14- Ahmed ibn Ali Bouakkaz ibn Sakhri engagea, en 1581, les tribus hilaliennes aux côtés des Ottomans contre les Espagnols. Sa 1ère armée se positionna à l’Est d’Alger près de Bordj Menaïel ; elle laissa, jusqu’à nos jours, dans cette région une tribu appelée les Skhara. Sa 2e armée défendit le côté Ouest d’Alger et dans cette région, un village porte aujourd’hui le nom de “Douaouda”.
A sa mort, en 1623, trois de ses fils lui succédèrent :
– Ali Bouakkaz ibn Ahmed (investi en 1623).
– Ahmed ibn Ali Bouakkaz ibn Ahmed (investi en 1660).
– Mohamed Sakhri ibn Ahmed a été investi en 1700, décédé en 1709, il fut enterré à Sidi Khaled (Ouled Djellal). Contemporain de Redjeb ben Ferhat-Bey de Constantine, un de ses petits fils, ibn el Kidoum, épousa Oumhani fille du Bey.
– Ahmed ibn Mohamed Sakhri, marié avec la veuve de son frère, Oumhani bent Redjeb ben Ferhat-Bey de Constantine, fut accusé par le Dey d’Alger de fomenter une sécession pour s’approprier le Constantinois. Il fut destitué puis exécuté en 1790.
– Kheireddine Bey emprisonna Mhamed ibn Sakhri (frère d’Ahmed ibn Mohamed Sakhri) et son fils Ahmed à Djenen Zitoun (Constantine, puis les exécuta pour trahison. Une année plus tard, les tribus hilaliennes se mobilisent et déclarent la guerre au Bey.
– Une grande bataille, en faveur des tribus hilaliennes, eut lieu, entre les deux belligérants, à Guidjel (Sétif). Après cette défaite, le Dey d’Alger négocia une réconciliation avec les Dhouaouda.
– En 1790, Ahmed ibn Mohamed Sakhri, Cheikh el Arab, avait laissé deux veuves :
– Radjradja, fille d’ibn el Haddad (Cheikh de la zaouia de Medjana en Petite Kabylie) avec ses 3 enfants : Mohamed, Fatma el Bellilia (épouse de Bendjellab sultan de Touggourt) et Ferhat (surnommé Ferhat ibn Saïd). Tous partirent vivre chez leurs cousins Ouled Sakhri à Sidi Khaled (Ouled Djellal).
– Oumhani, fille de Redjeb ben Ferhat Bey de Constantine avec ses 4 enfants, tous issus d’ibn el Kidoum, s’installent dans les Ziban à Djenen ibn Arous près d’Ourlal (Biskra).
– Vers 1790, à Sidi Khaled, une caravane de pèlerins, à sa tête, Moulay Yazid fils de Moulay Ahmed ibn Abdallah el Aloui, Sultan du Maroc, fut invitée par Cheikh Dhabbah ibn Saïd ibn Sakhri. Moulay Yazid demanda la main et épousa Aichouche (soeur de Cheikh Dhabbah). Ce dernier ayant eu en cadeau un pur-sang arabe qu’il offrit plus tard à Salah Bey Ben Mostefa de Constantine.
– 15- Mohamed ibn Ali Bou Okkaz ibn Sakhri, surnommé Mohamed Debbah (l’égorgeur) en raison de sa cruauté sans scrupules. Il céda le poste de Cheikh El Arab à son neveu Ferhat Ben Saïd, deux années avant sa mort en 1823.
– 16- Ferhat ibn Saïd de 1821 à 1842, à cause du nombre de prétendants, les Dhouaouda mirent longtemps avant de désigner un nouveau Cheikh el Arab.
– En 1821, le jeune Ferhat ibn Ahmed ibn Mohamed Sakhri, surnommé Ferhat ibn Saïd, fils de Radjradja, né en 1786, a été désigné Cheikh el Arab par tous les chefs des tribus Riah.
– En 1833, Après le traité du général Desmichels et la reconnaissance de l’Emir Abd-el-Kader, ce dernier écrivit à toutes les tribus arabes et au Bey de Constantine pour demander aide et soutien. Ce dernier ne répond pas à l’appel, se dresse contre son compétiteur l’Emir et va même tenter d’attirer de son côté Ibrahim Boumezrag Bey de Titteri et de s’emparer de Médéa.
– Ferhat ibn Saïd, Cheikh el Arab, répondit favorablement à cet appel. Il se rendit à Médéa, où régnait une grande anarchie contre les Boumezrag, pour prêter soutien à l’émir Abdelkader qui le désigna comme son khalifa (représentant) à Biskra et toutes les régions avoisinantes du Sud.
– Cet acte fut mal interprété par Ahmed Bey qui y vit une incitation à la rébellion des Dhouaouda contre lui et nomma son oncle maternel Bouaziz Ben Gana Cheikh el Arab en lieu et place de Ferhat ibn Saïd.
– Alors, Ferhat ibn Saïd fut contraint de lui déclarer, sans succès, la guerre. Après la prise de Constantine, en 1837, Ferhat ben Saïd, muni d’un engagement signé de 16 chefs de tribus voulait négocier leur soumission à la France. Las d’attendre la réponse française, il regagna le Sud et occupa Biskra en 1838. Son investiture par l’Emir Abd El Kader de la charge de Khalifa du Sahara sera confirmée par le général Valée en tant que représentant de l’Emir dans son fief.
– En 1842, Ferhat ibn Saïd fut tué par traîtrise après avoir été attiré dans un guet-apens par un certain Kouider ibn Naim el Bouzidi qui remit le sceau, l’épée et les deux oreilles coupées à Bouaziz Ben Gana, qui informa le maréchal Valée Gouverneur Général de la mort de Ferhat ibn Saïd.- En 1844, l’armée coloniale Française envahit Biskra et désigne Bouaziz Ben Gana au poste de Cheikh El-Arab de la région de Biskra.
– 17- Bouaziz Ben Gana, désigné Cheikh el Arab, en 1844, par l’armée coloniale Française.
-Plus tard, le Gouverneur Général Français met fin au titre de Cheikh el Arab et nomma :
– 18- Smaïl ibn Mohamed ibn Ali Bou Okkaz ibn Sakhri (Dhabbah) à la tête des tribus des Ziban.
– 19- Ali ibn Ferhat ibn Saïd Bou Okkaz, de 1854 à 1871, Bey de Souf et de Touggourt.
– Ainsi, le pouvoir colonial français mit fin à une autorité tribale vieille de plusieurs siècles

Ali Bey Bouakkaz (1800?-1884) ben Farhat ben Said.
Bey (agha) de Souf et de Touggourt (1854-1871).
ben ferhat ben saidi bey tougert , ben Gana banou riah
Photographie extraite de : Félix Hautfort, Au pays des palmes : Biskra. Paris1897.
………………………..
Charles Féraud, dans : ‘Les Ben-Djellab, sultans de Touggourt…in. R.A. T. 28-1884. pp. 337/338’’, raconte que «L’année suivante (après l’assassinat de Farhat ben Said, en 1841) l’ex-bey El-Hadj Ahmed se montrait dans le Hodna et parcourait les tribus dans l’espoir de les rallier à sa cause. Passant aux Oulad-Sahnoun, il apprend que le fils de Ferhat ben Saïd est l’hôte de celte tribu. Il le fit amener sous sa tente el lui offre de le garder près de lui. Ali Bey répond qu’il ne s’appartient pas et doit, avant tout, veiller sur sa mère et ses jeunes frères encore en otages …….
-Tu as raison, mon enfant et je t’approuve, dit le Bey. Je vois que ton père t’a légué la noblesse de son coeur. Ah, ton père, que n’a-t-il été mon allié ! Avec lui pour lieutenant, je serais resté le maître de tout le pays dé Constantine. Tandis que j’ai sacrifié ton père pour qui…pour ceux qui m’ont trahi, ……. ! Ahmed Bey ajoutait : Je ne suis plus riche, mais néanmoins prends ce souvenir de moi. Il lui remettait une paire de pistolets montés en or, d’un travail splendide».

Cavalier Arabe. – Caid de Sidi-Ocba – hmida Ben Gana chef des ouled ben Gana une branche des Dhouaouda :
ouled ben gana , dhouaouda

 

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