les Arabes d’algérie au XVIe siècle

 

Les Arabes continuèrent leur marche, tandis que les autres venaient à leur rencontre.nombre de bano hilal_n
En 1067, époque où le géographe Bekri terminait son ouvrage, les Arabes occupaient l’oasis de Ouâdân au sud de Tripoli(1) et la côte de Lebda(2), ainsi que le constate cet écrivain. Vers la même époque, ils combattaient dans les troupes de l’émir Temîm-ben-el-Moezz contre le gouverneur de Sfax qui s’était révolté ; ils étaient en possession de Kaïrouân, qu’ils vendaient à un autre gouverneur rebelle, et celui-ci en était chassé à son tour par de nouveaux Arabes venus de Barka(3). Ces indications, bien que partielles, donnent à penser que vers l’année 1067, c’est-à-dire environ vingt ans après le commencement de l’irruption, ils avaient déjà envahi une grande partie des régences actuelles de Tripoli et de Tunis.Selon l’Édrici, vers l’année 1160, dans la régence de Tripoli, les tribus Arabes occupaient presque toute la cote : les territoires de Telmîta(4) ou de la Cyrénaïque, de Sort(5), de Tripoli(6), de Lebda(7), étaient en leur pouvoir.
Dans quelques parties du rivage, la race berbère avait entièrement disparu.
Dans l’intérieur, la plaine de Barka était peuplée de villages arabes(8). Les solitudes d’Adjedabîa étaient parcourues par un grand nombre d’Arabes et de Berbers(9). Le désert et l’oasis de Zouîla(10) étaient habités par des Arabes. Au reste, tout l’intérieur du pays de Tripoli, le désert de Barka et les oasis d’Audjila, d’Adjedabia et de Zouîla leur obéissaient.Dans la régence de Tunis, ils occupaient presque toutes les plaines. Quelques montagnes et particulièrement le Djebel-Ouslât avaient seuls conservé leur population berbère(11). Sur le territoire d’El-Orbès, les deux races vivaient côte à côte, mais dans un état permanent d’hostilité(12).Dans la province de Constantine, les Arabes étaient beaucoup plus avancés au nord qu’au sud. C’est même par la région septentrionale, par le massif méditerranéen qu’ils avaient pénétré dans cette partie du Maghreb. Ainsi à Mîla, toute la campagne était au pouvoir des Arabes(13). Ils dominaient aussi dans tout, le pays compris entre Kollo et Constantine(14), et étaient en relations de commerce avec les habitants de cette dernière ville(15).

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On voit que les Arabes avaient abordé la province de Constantine par le côté le moins accessible ; mais il est extrêmement probable, qu’ils y avaient été bien ccueillis, peut-être même appelés par le reste des Ketâma, dignes de la sympathie des tribus arabes que le khalife du Caire avait lâchées sur le Maghreb.
L’établissement des Arabes dans le sud de la province de Constantine était beaucoup plus récent que dans le nord. Au moment où Édrici écrivait son ouvrage, il y avait peu de temps qu’ils s’étaient emparés de Ngaous, belle ville située au pied du mont Aourès(16), et de Bâcher, place forte de la dépendance de Biskra(17). Ils dirigeaient sur Bar’aï des incursions répétées qui avaient déterminé l’abandon du faubourg par ses habitants(18).

A l’époque qui nous occupe, l’irruption arabe atteignait à l’ouest le défilé du Bibân, mais ne le dépassait pas.
Édrici signale ce passage comme dangereux à cause des fréquentes incursions des Arabes(19). Il mentionne aussi sur la route de Bougie à Kala’at-Benou-H’ammâd, et non loin du Bibân, une ville appelée Souk’-el-Khemis, assez forte pour rendre vains les efforts des Arabes qui voudraient s’en emparer(20), et un château fort appelé Souk’-el-Tneïn, autour duquel rôdent continuellement les Arabes(21).

Sortie de l’Égypte, en 1048, elle avait atteint, en 1160, le centre de la province de Constantine.

 

Vers la fin du XVIe siècle, le nombre des Arabes répartis sur toute la surface du Maghreb s’élevait à plus de quatre millions.
القبائل العربية الجزائرية

En Algérie :

les Hanencha, établis au XVIe siècle et antérieurement sur la limite des provinces de Tunis et de Constantine, appartenant au groupe des Beni-Helâl .

Les Muslim, placés par Marmol dans les déserts de Msila, et que je crois être les Beni-Msellem établis dans la partie supérieure de la plaine de H’odna (groupe des Beni-Helâl) .

Les Oulâd-I’ak’oub, portés comme habitant au XVIe siècle la frontière de Numidie, et qui doivent correspondre aux Oulâd-I’ak’oub-ez-Zrâra, tribu de l’Ouad-Mzâb .Tribus Algériennes - القبائل الجزائرية

Les Oulâd-Ta’alba (groupe de Mahquil), habitant au XVIe siècle la Metîdja et le désert de Numidie jusqu’à Tak’demt et que je retrouve disséminés aujourd’hui dans la même contrée. Il existe, en effet, une tribu arabe des Ta’alba dans l’Ouanseris, une autre dans la Kabylie, une troisième dans la tribu des Beni-Bel-H’acen, chez
les Beni-Dja’âd.
Il est probable qu’elles ont toutes une origine commune. Leur dispersion remonte, sans doute, au temps de Barberousse, qui poursuivit cette tribu d’une haine implacable à cause de sa parenté avec la famille des Beni-Tumi, les cheikhs d’Alger à cette époque.

ORIGINE ET MIGRATIONS DES PRINCIPALES TRIBUS DE L’ALGÉRIE
PAR E. CARETTEقبائل جزائرية tribus algériennes

_______________
1 Bekri, p. 457.
2 Id. p. 454.
3 Kaïrouâni, p. 145.
4 Édrici, p. 293.
5 Id. p. 274.
6 Id p 273.
7 Id. p. 284.
8 Id. p. 286.
9 Id. p. 287.
10 Id. p. 289.
11 Édrici, p. 269.
12 Id. Ibid.
13 Id. p. 242.
14 Id. p. 246.
15 Id. p. 242.
16 Édrici, p. 242.
17 Id. p. 247.
18 Id. p. 252.
19 Id. p. 239.
20 Id. p. 240.
21 Id. ibid.

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