قبيلة عريب ( عين بسام ،عين الحجر ،الهاشمية )- ولاية البويرة ، عين الدفلى عين الحجل -المسيلة la tribu Arib de Ain bessam , sour ghezlan, ain el hadjel ( Bouira , M’sila , Ain Defla )

Les Arib – عريب
——————-
Il n’est pas un vieil Algérien qui né connaisse les Arib dont les tentes fauves rayées de noir ont été pendant si longtemps la seule tracé de population que l’on rencontrât dans les broussailles qui composaient jadis là flore exclusive du terrain compris entre la Màison-carrée et le cap Màtifoù. 

Image
On s’intéressait à eux comme chasseur et parce que leur canton fournissait en abondance toute espèce de gibier : depuis l’oiseau aquatique du grand marais de Ta Ràssauta jusqu’à la panthère cantonnée dans les ruines de Kusgunia ; ou comme orientaliste, parce qu’on pouvait étudier, parmi eux, aux portes même d’Alger,le dialecte arabe propre aux tribus de, l’extrême sud; enfin, pour peu que l’on fût penseur, parce qu’on y trouvait l’occasion d’observer, sur le vif, des moeurs tout-à-fait sahariennes à l’endroit de la femme, ce qui permettait de rectifier ce type trop exclusif d’Othello que nos Européens appliquent si volontiers à quelque musulman que ce soit et qui convenait si peu à ces Arib, en particulier.Par toutes ces raisons, une étude sur les Arib offre quelque intérêt; or, celle que nous allons placer sous les yeux du lecteur a été rédigée par un employé supérieur de l’administration, pendant une longue enquête officielle faite à Hamza même, pays du groupe principal des Arib; et les éléments en ont été recueillis sous la tente des personnages les plus instruits de cette tribu elle offre donc des garanties suffisantes d’exactitude.

Beni  Arib est une ancien tribu Arabe Yamanite mentionnée par Ibn Khaldon comme descendante de ( Arib ben Jechm ben Hached ben Kahlen ) appartenait aux arabes du sud ( yéménites ) , dites  : des Arabes Qahtanites .

leur  chef primitif avait comme prénon : Aribi ben Taïeb (عريب بن طيب )
,ils sont originaires de l’Arabie, et formaient un groupe homogène qui suivit l’invasion du 5è siècle de l’hégire, partie sous le commandement-des chefs Zeïd, Bouzeïd, Diab, Bèchir et Mahdi Ils se fixèrent d’abord dans le Zab, où ils restèrent jusqu’au Commencement du 14° siècle; on présume qu’à cette époque, le Chérif sidi Hàdjerès, descendant d’une grande famille du Maroc, vint se réfugier dans Cette contrée après avoir été exilé de son pays.
Toutes les traditions s’accordent à désigner sidi Hadjerès comme, une illustration des plus remarquables ; le génie ambitieux de ce marabout joint au prestige de sa naissance lui avait créé, des le début de sa carrière, une prépondérance marquée ; aussi les Arib avec plusieurs autres tribus, que la légende porte au nombre de quatre-vingt-dix-neuf, vinrent avec empressement se rallier sous ses drapeaux. Il en forma une confédération redoutable qui, sous son commandement, s’empara de tout le Hodna. Mais à la mort, de sidi Hadjerès, dont le tombeau vénéré est situé près de Boùçaada, au Djebel Bouzidia (1), des dissidences s’élevèrent et la confédération fut dissoute et dispersée. Les Arib se divisèrent eux-mêmes : les uns s’enfoncèrent vers l’occident, et formèrent, un groupe de ce nom qu’on retrouve encore dans le Sahara marocain, et les autres firent leur soumission à sidi Ahmed el-Mokràni qui réunit alors le Hodna à son gouvernement de la Medjana. Les Arib soumis continuèrent à occuper leur territoire comme tributaires des Oulad Moqkran descendants de cette i1lustre famille ; mais ayant tenté de secouer le joug des tribus Djouab alors alliées, (tribus aristocratiques), telles que les Oulad Madhi, les Oulad Ou Mahdi, les Oulad Abdallah et les Oulad Ali ben Daoud, ils furent chassés du Hodna et vinrent se réfugier sur l’oued Mammoura entre les Adaoura et les Béni Moussa, à 35 kilomètres environ de Sour Ghozlan (actuellement Aumale) (2); mais cet endroit étant insuffisant à leurs besoins, un dixième environ d’entr’eux resta sur l’oued Mammoura et le surplus se ralliant aux Turcs qui étaient alors en lutte ouverte avec les tribus Djouab, vinrent se fixer dans la plaine du Hamza qu’ils occupent encore aujourd’hui et qui à cette époque était inculte el presque inhabitée.

Les Turcs, en récompense des services que leur rendaient les Arib comme auxiliaires dévoués à leur cause, leur fournirent des armes avec des munitions de guerre et les maintinrent dans leur occupation du Hamza. Enfin, vers les dernières années du siècle précédent, ils constituèrent les Arib en makhzen régulier, aux charges ordinaires du service militaire et en réduisant toutefois leurs impôts à un simple tribut (R’érama) de mille boudjous par an, qui a été régulièrement, versé au beylik jusqu’en 1830, époque de la conquête d’Alger.

(1) La koubba de sidi Hadjerès est entre Aumale et Boùçaada, sur la route, qui conduit d’une de ces villes à l’autre, à peu près à moitié du chemin. Les descendants du marabout, sous le nom de Oulad sidi Hadjerès, habitent auprès de cette koubba. — N. de là R.

(2) D’après la tradition conservée dans la tribut, ceci arriva un peu avant l’expédition de Charles-Qunt contre Alger, laquelle eut lieu en octobre 1541.

Le premier chef dès Arib qui reçut l’investiture du gouvernement turc fut le nommé Rabah ben Taleb, décédé vers l’année 1803; il eut pour? Successeur Naili ben Mohammed, décédé en 1825, père de sidi Dahbi caid actuel. Après là mort de
Naili, le commandement des Arib fut partagé entre El-Akhdar ben Taleb et Farhat ben Tadjin qui après le décès de son collègue, survenu en 1846, conserva seul le commandement avec le titré d’agha que lui accorda le gouvernement français à la mort de Farhat bèn Tadjin, décédé en 1849. Son fils, Si Yahya ben Farhat, agha actuel lement en fonctions, lui succéda en la même qualité.

L’aghaliik des Arib se compose de cinq grandes fractions, savoir :
1 les Oulad Zidan; ( أولاد زيدان )
2° les béni Messlem ; ( بني مسلم )
3° les Oulad Mahia; ( أولاد مهيا )
4°les oulad Gomera; ( أولاد قمرة )
et-.5°el Hodban, ( الهدبان )

qui comprennent dans leur ensemble vingt-cinq subdivisions ou sous-fractions, savoir:

Oulad Selmoun (1)
Dgafla (2)
Beni meslem
Oulad sidi Daoud
Rouïba
Oulad Abda
Gourra Sbisseb
Oulad Mammar
Ougba
Oulad Mohammed ben Ali
Hodban
El Hanida
Béni Selirn
Ôùlad Alian
Lahoufia (3)
Oulad Amar(4)
Raïmat
Sarahna
Oulad Mahià
Gourra Chaïbâ
Oulad Abdallah
Oulad Goméra
Oulad Abd-el-Selam
Kabatna
Oulad el-Hadj

NOTE DE LA RÉDACTION.

MM. Carette et Warnier, dans leur Notice territoriale déjà citée, évaluent la population des Arib du Hamza à 36.000 individus, chiffre qu’ils décomposent de la manière suivante :

cavaliers……………………… 1,000
fantassins ……………………. 3,000
femmes, enfants, vieillards…. . 32,000
Total…………36,000

(1) Voir la liste donnée par, MM. Carette et Warnier (p493) dans leur notices la division territoriale de l’algérie dans la situation de 1844-1845_ (2) Dérafla, selon Carette et Warnier _ (3) El Aoufia _ (4) Amsar, Carette et Warnier

M. Carette dit : « Or, d’après les tables de mortalité, la population Virile adulte, dans les états? musulmans, représente le tiers de la population totale. H suffira donc de tripler ce nombre pour avoir la population des deux sexes (p. 439). Comme chez nos indigènes; tout mâle adulte porte lés armes, où peu en faut, cette population virile adulte dès Ârib étant représentée ici par les mille cavaliers et les trois mille fantassins,1e chiffre total serait 12,000, ou très peu plus, et non 36,000.

On a vu plus -haut que les Arabes de  Aribs se rencontrent sur des points assez éloignés les uns des autres.

D’abord, sur la frontière méridionale dû Maroc, où vit Une tribu appelée El.Arib, laquelle.se subdivise .en onze fractions et dont les terrains de parcours s’étendent à 150 kilomètres environ plus au Sud que cette frontière. M. Renou leur consacre une 1 petite notice aux pages,152, 153, de sa Description de l’Empire du Maroc.

Les auteurs de là Mission de Ghadamès parlent à la page 192, d’un Oued Draa el Arib, par où passe la caravane marocaine qui se rend à Tombouctou par la route la plus occidentale.

Il y a surtout les Arib de Hamza dont il à été parlé complètement dans la Note de M. R. et enfin ceux de la Mitidjà, établis depuis 1834 auprès de la Rassauta.

M. Pellisier de Raynaud, étant chef du burèàù Arabe, sous le gouvernement intérimaire du général Voirol, fut chargé, en cette qualité, de présider à .l’installation, aux environs d’Alger, de la fraction des Arib, qui, après l’invasion des Oulad Màdhï, émigrèrent vers la côte.

A la page 335 du 1er volume de ses Annales Algériennes, ii raconte, en détail, comment le général Voirol, imitant, ce que les Turcs avaient fait à Hamza, réunit les, Arib dispersés dans les diverses tribus de la Mitidja et les établit à la Rassauta où ils eurent; pour Caïd, Ben Zekri, un des derniers rejetons de l’illustre famille andalouse connue par sa rivalité avec les Abencérages (Ben Serradj).

A 28 kilomètres et à l’Ouest de Miliana, on trouve cinq fractions formant une tribu des Arib (V. Outrey, Dict. des localités de l’Algrie), dans l’Agalik des Braz, sur la rive droite du Chélif. Ce sont probablement des débris de la tribut mère, venus là à l’époque de sa dispersion. Mais si tout porté à le croire, aucun document ni renseignement particulier à notre connaissance, n’autorise à l’affirmer. Le Dictionnaire de M. Outrey donne 767 habitants à cette fraction.

MM. Carette et Warnier fournissent les chiffres suivants, dans leur Notice territoriale : ARIB. 26 fantassins, 4″ cavaliers, ’60 femmes, enfants, vieillards, plus un nègre libre et un esclave ; en tout, 92 personnes, Vivant” dans 25 gourbis.

De 767 à 92, la différence est grande.

Même désaccord sur les distances : M. Outrey place ces Arib à 28 kilomètres de Miliana et MM. C. et W. à 18.

Nous avons entendu dire à Ben Zekri, caïd des Arib de la Rassauta, que ces Arabes venaient du Maroc. Eh trouvant un autre essaim de celte tribu sur la grande voie de lOuest, on est porté à se demander si ce n’est pas une partie de la même émigration occidentale qui s’est arrêtée en route.

Mais c’est là une de ces questions ethnologiques qu’il est plus facile de poser que de résoudre dans l’état actuel de-nos connaissances sur la matière. Saisissons cette occasion d’exprimer le regret que les historiques de tribus, dressés parles soins des Bureaux Arabes, demeurent inédits dans leurs archives. On conçoit qu’il serait beaucoup trop onéreux de publier, in extenso, cette masse énorme de documents; manuscrits, mais on pourrait, au moins, en tirer la substance par extraits et analyses.

A. BERBRUGGER

Advertisements

4 thoughts on “قبيلة عريب ( عين بسام ،عين الحجر ،الهاشمية )- ولاية البويرة ، عين الدفلى عين الحجل -المسيلة la tribu Arib de Ain bessam , sour ghezlan, ain el hadjel ( Bouira , M’sila , Ain Defla )

  1. حسب ابن خلدون قبيلة عريب الموجودة في عدة اماكن من الجزائر ( والتي مركزها مدينة عين بسام في بويرة ولها فرع شمال عين الدفلى وآخر في المغرب الأقصى ) ذكر انهم من ” عريب بن جشم بن حاشد من كهلان العرب القحطانية اليمنية ” وكانو ضمن القيائل الهلالية ومعهم من فزارة واشجع وغيرهم

    و ذكر المؤرخ الهمداني في كتابه الاكليل في بلاد المغرب : قبائل عريب بن جشم بن حاشد و معد يكرب بن جشم بن حاشد و عنان بن خيران بن بكيل و ثعلان بن خيران بن بكيل و جذلان بن خيران بن بكيل .

  2. (فصل) أما حاشد فولد جشم وتريم وصماما، فولد جشم بن حاشد سعدا وربيعة وزيدا ومريدا ومالكا ومعمرا وعريبا، فمن ولد عريب بن جشم حجور بن اسلم بن عليان بن زيد بن عريب بن جشم بن حاشد، فمن ولد قادم بن زيد ادران واذران بطن وعبد الله وقبلان وجابر وعك وصبرة والقدام بنو قادم بن زيد، أما حجور بن اسلم فولد أواما وقوله، فمن ولد أوام بن حجور عاهم بن ربيعة بن عبد بن أوام بن حجور ومنهم الملوك بنو الصلحى …”

    الكتاب : التعريف بالأنساب والتنويه بذوي الأحساب
    المؤلف : أبو الحسن اليمني القرطبي الأندلسى

    • ذكر المؤرخ الفرنسى ( A. BERBRUGGER ) أن قبيلة عريب القحطانية العربية كانت في نواحي الحضنة قبل أن تنتقل لنواحي البويرة ( مقرهم اليوم مدينة عين بسام ومحيطها ) ونواحي عين الدفلى .. وانتقل جزء منهم غربا وهم اليوم ما بين الحدود الجزائرية والمغربية ، فحتما في هجرتهم من الحضنة ( المسيلة ) تخلف بعضهم ، هذا والله أعلم وأجل

اترك رد

إملأ الحقول أدناه بالمعلومات المناسبة أو إضغط على إحدى الأيقونات لتسجيل الدخول:

WordPress.com Logo

أنت تعلق بإستخدام حساب WordPress.com. تسجيل خروج   / تغيير )

صورة تويتر

أنت تعلق بإستخدام حساب Twitter. تسجيل خروج   / تغيير )

Facebook photo

أنت تعلق بإستخدام حساب Facebook. تسجيل خروج   / تغيير )

Google+ photo

أنت تعلق بإستخدام حساب Google+. تسجيل خروج   / تغيير )

Connecting to %s